HORLOGE A GAINE
Marqueterie décorée de figures de cuivre STYLE D’ANDRÉ-CHARLES BOULLE (1642-1732) Palais de Fontainebleau
La caisse en forme de gaine est décorée de marqueterie de cuivre et d’écaille. Elle porte un groupe en bronze doré représentant le Char d'Apollon, d’après le modèle du Bassin d’Apollon, exécute par Tuby à Versailles. Le disque rayonnant derrière la figure du dieu est encadré de deux figures ailées qui supportent le cadran.
M. de Champeaux avait émis l’idée que ce groupe du Char d’Apollon pouvait bien être la principale décoration d’un des deux cabinets créés par Domenico Cucci pour la galerie d'Apollon au Louvre, réformés plus tard comme vieux et hors de mode. Ce groupe du Char d’Apollon aurait été réutilisé au siècle dernier pour former le couronnement d’une grande pendule à pied en marqueterie. (M. de Champeaux. Le Meuble , vol. If, p. 46.)
M. Émile Molinier n’est pas de cet avis, le meuble entier lui paraissant offrir un caractère d’unité, une beauté totale d'exécution qui ne permettent pas de le disqualilier et d’en enlever la paternité à André-Charles Boulle ou à quelqu un de son entourage. En admettant même que ce groupe du Char d Apollon fût une œuvre de Cucci, qui pourrait prouver que nous ne nous trouvons pas devant un des exemplaires de fonte de ce modèle original? (M. Émile Molinier, Histoire des Arts Industriels, vol. II, p. 78.)
COMMODE
Marqueterie
STYLE DE BOULLE, XVIIe SIÈCLE
Palais de Fontainebleau
Cette commode droite comporte huit tiroirs, séparés par un montant central que décorent quatre masques de satyres, en bronze doré, formant entrées pour les serrures; les poignées sont de même en bronze doré. Les faces des tiroirs sont revêtues de marqueterie de cuivre et d’écaille.
Quoique d’une très belle exécution, on ne saurait affirmer que cette commode soit une œuvre authentique d' André-Charles Boulle. Aucun ébéniste ne fut plus imité par ses contemporains et par ses successeurs et, bien après ses fils, on continua, jusque sous le règne de Louis XVI, à faire des meubles de Boulle. Et sous le règne de Louis XIV, sans parler de Pierre Portau ou de Jacques Sommer, on ne peut oublier que Jean Oppenordt, dont il est impossible d’identifier les œuvres, jouit en son temps de l’estime toute particulière des amateurs.