XVI* SIÈCLE
Musée de Chàteau-Gontier (Mayenne)
La sainte, debout, lient de la main droite le seau à eau bénite dont elle aspergea le monstre. C’était un dragon « qui était comme un poisson à partir de la moitié du corps, plus gros qu’un bœuf, plus long qu'un cheval, et avait la gueule garnie de dents énormes. . . . Marthe, émue des prières du peuple, jeta sur lui de l’eau bénite et lui présenta une croix. Alors, le monstre, devenu doux comme un agneau, se laissa attacher, et le peuple vint le tuer à coups de lances et de pierres. Ce dragon s’appelait la Tarasque, et l'endroit fut appelé Tarascon. » — (Légende dorée.)
La sculpture, travaillée d’un outil très habile et très sûr. s'est arrêtée très peu aux détails et a conservé la belle largeur d'exécution et le style de l'époque gothique. C’est un bon exemple de la survivance du goût de l'expression et de la vérité, à une époque où l'italianisme avait commencé ses ravages dans toutes les écoles provinciales de la France.