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365 — Imprimeiie générale de Ch. Lsliuie, rue de Fleui uB, 9, à Pan».
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d'une manière, les autres d'une autre, et tous croient ftrmement avoir raison. L'un des plus simples d'entre ces systèmes est celui de M. Lagrèze, dont la platine intérieure esl garantie par le bois et procure un cen're de mouvement qui permet l'inflammalion centrale et directe de la cartouche. Ceci a lieu au moyen du chien portant un piston pointu qui frappe le centre du culot par la culasse percée. Cette disposition est très-simple et très-curieuse par la manière dont le chien se trouve cachéetse meut dans le coude de l'avantage du fusil.
Cuons encore l'inflammalion centrale de ! M. Devismes qui a lieu par un chien circulaire, le fulminate étant placé en petile niasse au centre d'un rebord inléueur de la carlouclie ; puis celle de M. Thomas, qui applique à sou I fusil de chasse une aiguille grosse cl courle I poussée par le chien cl enflammant la charge I comme dans les fusils de guerre. Le méca- 1 nisme et laplaline, tout est réussi. Mais nous 1 reviendrons toutà l'heuresurlesautresinven- I tiens curieuses, occupons-nous d'abord des ( canons, cette partie principale de toute arme, I puisque c'est d'elle —avant tout— que dépend s sa bonté et surtout la sécurité du chasseur.
Nous ne pouvons passer sous silence les •canons de A. Bernard, le fabricant omérite : f parmi euxnous remarquons un double canon -■en hionze d'aluminium, mais ce qui nous ifrappe, au premier abord, c'est l'heureux aperfectionnement de la diminution de lon- !gueur. Tous les canons exposés parce fabricant isont courts, et, certes, il n'a pas tranché ainsi l'interminable discussion des canons loniis et courts sans l'avoir faità bon escient. Tous les hhasseurs applaudiront à ses efforts et à sa réussite, car tous savent combien sont omlOarrassantes au bois et en pays de haies les armes à canons allongés.
M. Rouchard-Siauve,canonnieràSt-É tienne, sxposc des rubans damassés et moirés qui semblent fort bien faits : il faudrait voir à l'essai. M. Escoffier est dans le même cas : il I a là des dérochages noirs très-originaux, mais quelle est leur solidité ? C'est avec un revêtement semblable que le chasseur doit se ilire qu'il est l'esclave de son fusil. M. Clair a également des canons très-remarquables, alamassés en vingt dispositions dillérentes, mais surtout d'un prix incroyable : 30 fr. les janons doubles en damas écossais et anglais; S8 fr. les mêmes en damas enroulésà deux ppires ; -25 fr. en damas sans couleur; 18 fr. in étoffe frogère; 12 fr. en fer tordu. Pour 30 fr. on a un canon double en étoffe de damas jointillé, charmant. En vérité ce li'est pas la ;ieine de s'en passer.
M. Vincent expose des canons damas fins 160fr. dérochés blancs, à vif, sans aucun ipprèt. C'est, selon nous, la îcule manière ■e conserver à une arme sa véritable beauté. Boules les couverles — noires, brunes, rouges, nue les armuriers ont invenléesne sont le plus ouvent que des altrape-nigamls et des
moyens infaillibles de faire revenir plus souvent l'arme au magasin. Le vrai chasseur veut des canons dérochés vifs, et qui, comme une épée, laissent briller le métal qui les a fournis. Surces canons-là, la rouille ne mord pas, ou si elle mord, elle ne laisse pas de traces : le chasseur n'est pas obligé de marcher avec son fourgon pour porter au rendezvous le nécessaire et tous les attirails que le génie mercantile actuel a inventés.
Parmi les armuriers proprement dits , nous signalerons l'admirable fusil sculpté de iepar/i'-Montier : ceci est une véritable œuvre d'art, la garniture de crosse surtout avec sa Diane chasseresse au milieu de ses nymphes. Ce fusil est àbaguelle tout bonnement et quoiqu il ne présente aucun système d'aucune espèce, il n'en est pas moins un morceau de roi. M. F. Claudin e.xpose un fusil syttème à bascule, dont la crosse, enébèr.e découpée à jour, représente des chimères entrelacées : il est aussi beau que le précédent et a même sur l'autre l'avantage d'un système plus moderne. Mais à propos de tous ces fusils de luxe, qu'il nous soit permis de nous ébahir devant la singulière idée de sculpter une crosse alors que l'on doit y appuyer la joue! Comme ce doit être agréable pour le chasseur, au moment de tirer, d'éprouver exactement la sensation d'un sac de noix qu'on approcherait de sa figure! C'est là le plus frappant contre-sens qui ee puisse imaginer.
Signalons, en passant, quelques curio sites ; la carabine Leroux qui, chargée et amorcée pour trente coups — il y a même là un fusil chargé pour cent vingt-cinq coups! — vous met en possession d'un véritable arsenal portatif. Elle me rappelle l'engin des Etats-Unis qui tire, à jet continu, des trombes de balles à la minule, et n'a de limite que réchauffement trop considérable de l'arme qui force le mécanicien à ralentir le mouvement de sa manivelle. Ce n'est évidemment pas pour nos pays que la carabine Leroux est inventée ; nous ne possédons pas d'animal contre lequel il faille un si grand arsenal. Les sangliers les plus durs et les plus revêches de nos forêts sont très-bien serais avec un modeste fusil à deux coups.
M. Brun a un fusil incrusté d'or qui, malgré son luxe, semble moins incommode que les autres armes princières de la salle. M. Laîné a exposé un fusil à trois coups. L'invention ne parait pas heureuse. Le petit chien supplémentaire, juché entre les deux autr, s, est peu gracieux et peu commode à atteindre. La seule dilllculté vaincue et que fait ressortir l'armurier, paraît être de n'avoir que deux délentes pour faire partir trois coups. Comme cela doitêire commode!
M. Rochotle présente, lui, un fusil à quatre coups ne dépassant paslepoidsd'un fusil ordinaire et se chargeant parlaculasse avec dos cartouches à broches ordinaires. Cela esl ingénieux : les canons sont montés sur une
fausse platine toumante. Les cartouches imperméables du même fabricant sont bonnes et uliles dans bien des pays où l'humidité joue un rôle trop considérable : on peut abandonner ces cartouches, à la campagne, d'une année à l'autre, en attendant le retour de la chasse et ne pas craindre des ratés répétés.
N'oublions pas Flaubert, l'ingénieux créateur des carabines et pistolets de salon : il a aussi maintenant sesarmesàaiguille, c'est-àdire à la mode : il a été devancé, il est vrai, dans cetlevoie par les Anglais qui ont, depuis longtemps, une charmante petite carabine à aiguille pour la destruction des corbeaux dans les parcs, un tir fashioiiable auquel les ladies etmisses prennent part. Notre infatigable chercheur a voulu même avoir un petit Chassepol ; il a imaginé une fermeture à culasse vissée permetlant de fortes charges tout en laissant tirer dix coups à la minute et applicable aux armes de guerre.
Si maintenant nous jetons un coup d'œil sur les vitrines extérieures à la salle et, par conséquent, esposées sur la galerie circulaire et la rue transversale, nous trouvons là quelques vieux noms à réputation universelle : Demsme dont nous avons déjà dit quelques mots, mais auquel nous rovenonspour parler de sa nouvelle balle lin/jol explosible pouvant se tirer avec tous les fusils listes et à bascule ordinaires. C'est là un progrès pour les chasseurs qui éprouvent le besoin de faire éclater leur gibier. Quant à moi qui — par mon beau pays de France toujours — trouve que rien n'a besoin d'être pourfendu, je mécontente des balles franches, simples et vulgaires. Avant de faire éclater le paouis il faut meUre dans le noir! Ces nouveaux projectiles sont légers et leur portée ne dépasse pas ^0 à SOmèlres.
Voici Lafamheux : rien à dire : excellente fabrication habituelle — rien de nouveau. Nous passons sous silence quelques appareils accessoires, tire-cartouches, etc., toutes ces babioles ont si peu d'imporlance, en yérité, que la description n'en vaudraitpas la peine.
H. DE La Blanciière.
LISTE