‹ L'Exstrophie Vésicale et l'Épispadias: Étude PathogéniqueChapitre 30 sur 45 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Richelot, Union médicale. 1886.)

Marguerite M..., 6 ans. Porte un épispadias de la partie antérieure de l’urèthre..., ni Guyon, ni Gosselin n’ont pu rendre l'intégrité de la fonction et j'ai le droit, dans le cas présent de compter sur une guérison complète.

Les grandes lèvres divergent à leur partie supérieure. Le clitoris est divisé en deux tiges rosées qui divergent comme elles et s’unissent à angle au-dessous des pubis. À chaque tige est annexée une petite lèvre. Dans l’espace que ces parties laissent libre entre elles, on voit, au lieu du vestibule, une gouttière ouverte en haut : c’est la portion ante-symphysaise du canal dont la paroi supérieure fait défaut. Cette gouttière se termine au milieu de l’ogive pubienne en se continuant avec la portion rétro-symphysaire qui paraît bien conformée, de calibre normal et s’ouvre dans la gouttière par un orifice placé exactement au point de convergence des tiges cliloridiennes. Cet orifice que ferme l’adossement de la muqueuse admet une bougie comme le ferait l’urèthre normal, La vessie paraît avoir une certaine capacité. Au-dessus du canal, entre les grandes lèvres est une surface cutanée, déprimée, correspondant à la symphyse; la palpation ne révèle pas d’écartement des pubis. L'enfant garde partiellement ses urines. Elle sent le besoin, court pour le satisfaire et peut se retenir un instant.

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