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I. — Altération du poids du corps

A plusieurs reprises, l'illustre chimiste avait été vivement sollicité de soumettre au contrôle de sa science d'expérimentateur les phénomènes attribués à des personnes habitant alors Londres. En juillet 1870, il ré-

(1; Recherchas sur les phénomènes du spiritualisme par WiLUAM Crookbs, F. R. S., membre de la Société Royale de Londres. — Paris, librairie des Sciences psychologiques, 14, rue du Sommerard.

SECONDE PARTJE

demandes par un article inséré dans le mal of science (1), d'où j'extrais le pas- [ui montre avec quelle défiance il abordait des :

ation d'une quantité innombrable d'observasemble qu'il y a bien peu d'exemples de reniée l'intention expresse de placer les phéno- !s conditions expérimentales, en présence de eut reconnues aptes, par la direction de leurs et à apprécier la valeur des preuves qui résenter (2). Les seules bonnes séries d'expétes dont j'ai connaissance ont été tentées par sparin, qui, en admettant la réalité des phéait à la conclusion qu'ils n'étaient pas dûs à laturelles....

te parle de corps pesant 50 ou 100 livres, qui L l'air sans l'intervention de forc^^ connue ; chimiste est accoutumé à faire usage d'une e à un poids si petit qu'il en faudrait dix li pour faire un grain. 11 est donc fondé à ^.e pouvoir,, qui se dit guidé par une intellive jusqu'au plafond un corps pesant, fasse les conditions déterminées sa balance si délibrée.

te parle de coups frappés qui se produisent 3ntes parties d'une chambre, lorsque deux lus sont tranquillement assises autour d'une iientateur scientifique a le droit de demander e produisent sur la membrane tendue de son e.

U6. — juillet, 1870.

enccs de la Société dialectique de Londres

ncore publiées.

Le spiritualiste parle de chambres et de maisons secouées même jusqu'à en être endommagées, par un pouvoir surhumain. L'homme de science demande simplement qu'un pendule placé sous une cloche de verre et reposant sur une solide maçonnerie soit mis en vibration.

Le spiritualiste parle de lourds objets d'ameublement se mouvant d'une chambre à l'autre sans l'action de l'homme. Mais le savant a construit des instruments qui diviseraient un pouce en un million de parties et il est fondé à douter de l'exactitude des observations effectuées, si la môme force est impuissante à faire mouvoir d'un simple degré l'indicateur de son instrument.

Le spiritualiste parle de fleurs mouillées, de fraîche rosée, de fruits et môme d'êtres vivaats apportés à travers les croisées fermées, et môme à travers de solides murailles en briques. L'investigateur scientifique demande naturellement qu'un poids additionnel, ne fùt-il que la millième partie d'un gr^n, soit déposé dans un des plateaux de sa balance, quand la boîte est fermée à clef; et le chimiste demande qu'on introduise la millième partie d'un grain d'arsenic à travers les parois d'un tube de verre, dans lequel de l'eau pure est hermétiquement scellée.

Le spiritualiste parle des manifestations d'une puissance équivalente à des millions de livres, et qui se produit sans cause connue. L'homme de science, qui croit fermement à la conservation de la force et qui pense qu'elle ne se produit jamais sans épuisement correspondant de quelque chose pour le remplacer, demande que lesdites manifestations se produisent daas son laboratoire, où il pourra les peser, les mesurer, et les soumettre à ses propres essais.

C'est pour ces raisons et avec ces sentiments que je commence l'eniuôte dont l'idée m'a été suggérée par des hommes éminents qui exercent une grande influence sur le mouvement intellectuel du pays.

Avant de chercher à construire des instruments spéciaux, M. Grookes voulut se mettre en rapport avec un certain nombre de sujets et s'assurer, par les procédés usuels, de la nature et de la réalité des phénomènes qu'il avait à étudier.

Je vis, dit-il (1), en cinq occasions différentes, des objets dont le poids variait de 25 à 100 livres, être momentanément influencés de telle manière que moi et d'autres personnes présentes, nous ne pouvions qu'avec difficulté les enlever au-dessus du plancher. Désirant établir d'une manière certaine si cela était dû à un fait physique, ou si c'était simplement l'influence de l'imagination qui faisait varier la puissance de notre propre force, je mis à l'épreuve les phénomènes avec une machine à peser, dans deux circonstances différentes où j'eus l'occasion de me rencontrer avec M. Home chez un ami. Dans le premier cas, l'accroissement <le poids fut généralement de 8 livres pour des poids de *M\ livres, 48 livres et 46 livres ; expériences qui furent faites successivement et sous le plus rigoureux contrôle. Dans le second cas, qui eut lieu quinze jours plus tard et en présence d'autres observateurs, je trouvai que, dans trois expériences successives dont les conditions furent variées, l'augmentation de poids fut de 8 livres pour des poids de 2.*{ livres, 43 livres et 27 livres. Comme j'avais l'entière direction des essais sus-mentionnés, que j'employais un instrument d'une grande exactitude et que je prenais tous les soins voulus pour calculer la possibilité de résultats obtenus par fraude, je n'étais pas sans m'attendre à un résultat satisfaisant, lorsque le fait fut convenablement expérimenté dans mon propre laboratoire.

{{) Recherches sur les phénomènes du spiritualisme^ p. 37.

Pendant les deux ans que le savant anglais a consacrés à ces recherches, il a trouvé neuf ou dix personnes possédant ce qu'il appelle le pouvoir psychique h un degré plus ou moins grand, mais cette iacnlté était si puissante chez M. Home et chez M"" X., que c'est avec ces deux personnes qu'il a, par raison de commodité, exécuté les trois séries d'expériences que je vais analyser et qui, nous le rappelons, ont toutes eu lieu dans le laboratoire de M. Grookes.

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