R.UTORTS DE LA SOC. DIAL. DE LONDRES. 1855 A
Une (laine en (1), une dame en (2), un monsieur en (.3), tandis que M. Myers, qui n'avait pas les mains sur la table, se tenait assis en face de M"^« (2) pour observer ce qui se passerait. Quelques-uns des mouvements de bascule furent si violents qu'on oiU dit que, lorsqu'un côté avait été soulevé à une certaine hauteur, un laissant ressort se détendait, et la chute était si rude, si soudaine, que le parquet, pourtant solide, en était ébranlé et le bruit retentissait dans toute la maison et même dehors.
La séance du 8 avril fut remarquable. La table était une table à jeu, pesant plus de 90 livres. Il ne serait pas facile d'évaluer exactement l'effort nécessaire pour produire le rapide mouvement de rotation dont elle fut animée. Pour renverser cette table jusqu'à ce que le dessus touche le parquet, et quelle reste ainsi posée en partie sur le bord et sur la base à pied triangulaire, il faut un effort considérable ; mais pour aller plus loin encore et la poser en équilibre sur le bord seulement, comme cela arriva deux fois ce soir-là — pour l'empêcher de glisser sur un parquet glissant, — il faut bien une force d'envison 83 livres.
A angle droit et avec des précautions pour empêcher le glissement une force de 42 livres suffirait.
Dans notre expérience d'imitation du phénomène, nous trouvâmes qu'en outre de la force pour soulever, il fallait encore une force considérable et une grande attention pour garder l'équilibre sur un point du bord, et empêcher le renversement ou le roulement pendant le mouvement de relèvement. Pendant la séance, au contraire, nous n'avons eu aucune oscillation, aucune tendance à perdre l'équilibre.
Pour faire glisser cette table, qui a des roulettes, il faut une force de V.i à 20 livres, vu le fonctionnement des roulettes et les légères inégalités du parquet.
Aucun de nous n'eut conscience d'avoir tant soit peu contribué à produire ces forces. Toutes les mains étant seulement posées légèrement sur le dessus de la table.
Nous croyons aussi avoir eu la preuve que la force en action dans ces expériences était dirigée par une intelligence, des mouvements ayant eu lieu à notre demande, ainsi que des soulèvements en nombre demandé, et des soulèvements ou frappements ayant épelé des mots ott des phrases adressées aux personnes présentes.
La présence de certaines personnes était nécessaire, celle particulièrement de deux de nos amis : un clergyman et la femme d'un autre clergyman.
Les rapports des 4'', o'^ et 6'' comités ne présentent rien d'intéressant. M. Home commençait à être malade et les phénomènes ne se produisaient que faiblement ou même pas du tout.
A la suite de la publication de ces rapports, il parut plusieurs écrits où les personnes qui avaient pris part aux expériences firent connaître soit leurs impressions, soit des faits nouveaux.
Ainsi M. Auguste de Morgan, président de la Société mathématique de Londres et secrétaire de la Société Royale astronomique dit dans un de ses livres :
« Je suis parfaitement convaincu de ce que j'ai vu et entendu, d'une manière qui rend le doute impossible. Les spiritualistes sont certainement sur la trace qui mène à l'avancement des sciences physiques ; les opposants SONT les REPRÉSENTAMTS DE CEUX QUI ONT ENTRAVÉ TOUT PROGRÈS. »