RÉCIDIVES RÉGIONALES
10 sur les 17 cas de récidive locale ont, en plus de celle-ci, de multiples métastases régionales de la peau.
a) Un seul nodule dans la peau au voisinage de la cicatrice, G cas.
Dans 3 de ces G cas, un nodule avait apparu de trois à six mois après l’opération. Ces trois malades sont classées comme guéries. L’une d’elles est en vie quatre
RÉSULTATS ÉLOIGNÉS ans après l’opération (1902) ; l’autre est morte huit mois après l’opération (soixante-douze ans), la troisième mourut à l'hôpital un an et sept mois après une opération de myome sphacélé. A l’autopsie, pas de signes de cancer.
Ces trois opérées pour tumeurs récidivées après notre complète opération personnelle représentent les seules guérisons.
Les 3 autres cas sont morts. Chez l’une, le nodule était apparu cinq mois après l’opération. La malade mourut un mois après. Chez les deux autres, le nodule s’était développé deux ans après l’opération. Une malade a vécu deux ans et demi, l’autre trois ans.
b) Un seul nodule dans les muscles, 2 cas.
Chez une malade, un petit nodule était dans le grand dorsal, un an et cinq mois après l’opération; elle mourut trois mois après de métastase interne.
Dans le deuxième cas, le nodule était dans le muscle intercostal; sept mois après l’opération, à la deuxième opération il était démontré que le poumon était envahi; mort trois mois après.
Finalement nous avons donc remarqué 8 cas de nodule simple et régionaux dont nous avons guéri trois malades par l’opération, 37 p. 100.
Ce qui démontre qu'il faut faire des opérations secondaires et que la guérison est encore possible.
c) Multiples métastases cutanées, 9 cas.
lous sont morts. Dans 8 cas, les métastases se sont développées entre trois semaines et un an après l’opération ; et les malades sont mortes, en 7 cas, avant deux a ïs après l’opération et dans un cas, deux ans et neuf
mois après l’opération. Dans un seul cas, ces métastases cutanées étaient remarquées après trois ans, cette malade vécut cinq ans et cinq mois.
Sauf une seule exception, ces métastases cutanées sont apparues moins d’un an après l’opération.
d) Récidives régionales dans le cou.
Après l'excision complète des ganglions de la fosse sus-claviculaire, 6 cas.
Dans 4 cas, l’envahissement des ganglions les plus élevés était remarqué moins d’un an après l’opération, et la malade est morte en moins de deux ans.
Dans 2 cas, la récidive n’était pas remarquée avant trois ans, les deux ont subi une deuxième opération et ont vécu l’une quatre ans et un mois, l’autre quatre ans et huit mois.
Des récidives régionales dans les ganglions supérieurs du cou ont donc une signification pronostique fatale.
é) Métastase médiastinale, 7 cas.
Dans 4 cas, les symptômes se sont développés entre cinq mois et deux ans et toutes les malades sont mortes en moins de trois ans après l’opération : en 3 cas, les signes de récidive médiastinale n’étaient pas observés avant trois ans, trois ans et six mois et huit ans. Les malades meurent quatre ans et cinq mois, quatre ans, trois ans et neuf mois respectivement après l’opération.