A ÉMILE BONN ETAIN
A HAI-PHONG
(Ton ki n.)
Mon cher jrère, je te dédie une œuvre que me reprocheront peut-être les buveurs d’eau, car c est un livre à images, un volume de vulgarisation, ressemblant mal à un roman et s adressant à la jeunesse, aux gens du monde. Mais tu n es pas un buveur d’eau et tu connais ma nostalgie d’ exotisme , la passion que j’apporte aux questions coloniales. Tu ne me reprocheras donc pas d’avoir tenté de lutter contre V indifférence française pour les choses d’ outre-mer , en tâchant d’inspirer aux lecteurs le désir d’aller visiter l’extrême Orient. Pardonne-moi seulement les erreurs que j’ai dû commettre et sois de même indulgent pour celles de mes opinions qui froisseraient les tiennes : — puisque tu es fonctionnaire, c est moi, bien entendu, qui aurai tort !
Je t’embrasse,
Paul BONNETA1N.
Paris, 1er septembre 1887.
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Colombo.
Pont de salmwood vu des jardins.