RAOUL, HENRI
raool, assis devant la table fournée ter» la fenêtre ouverte.
Tu diras ce que tu voudras, mais tu n’cmpOchcras pas que ce no soit aujourd'hui dimanche.
benri, assis sur une chaîne renversée devant son chevalet , et arrangeant des couleurs sur sa palette.
Eh bien, après?
RAOUL
Après? comme je no vois pas un nuage en l’air, j’&fllrmc et je maintiens qu'il fait beau.
RBNR1.
Ensuite?
RAOUL
Ensuite? je ne sais pas si je mourrai très-vieux, mais jo suis •ertainement né très-jeune ; j’ai du plaisir à voir le ciel.
HENRI
Enfin, où veux-tu cn venir?
RAOUL
Je ne veux oas en venir, je voudrais m’en aller, ra’cn aller voir de quelle couleur est l’herbe, comme qui dirait h Chavillo ou h Fleury.
HENRI
Pourquoi h Chavillo? tu voudrais aller ù Cheville?
Ou h Fleury.
HENRI
Mais tu sais bien que nous n'avons pas d’argent.
RAOUL
Je ne dis pas que nous cn ayons ; je dis quo j’ai envie de voir de la campagno.
HENRI
La belle découverte! tu voudrais avoir tes aises, satisfaire toutes tes fantaisies, faire le grand seigneur rouler on carrosse, être aimé d’une princesse.
raocl, se levant.
Pas du tout. Je voudrais que tu prisses ton chapeau et que tu t’en allasses ail monl-de-pietc mettre ta montro en gage pour vingt cinq francs, avec lesquels nous dînerions très-bien.
HENRI
Je ne veux pas mettre ma montre en gage. Ma montro est lo