STE TER
vrent la plupart des sociétés de bienfaisance. Il faut aider à l’organisation définitive de la famille, lui donner des babitudes de prévoyance sociale, perfectionner son éducation morale. Le fait de vivre dans des logements insalubres et mal entretenus, de ne pouvoir payer régulièrement son loyer et d’être constamment sous le coup d’une expulsion est un des plus grands obstacles à la vie de famille. Pour rendre efficace la loi sur la salubrité des logements il faut répandre parmi le peuple les notions les plus élémentaires d’assainissement et d'hygiène du loge— ment (1). É
Certaines œuvres s'intéressent tout particulièrement à cette diffusion en distribuant des tracts ou des placards muraux résumant les règles les plus essentielles de l’hy— giène. Nous savons que, dans ses maisons de la Teulotte, l’œuvre de M. Lallement a affiché de semblables conseils. La société de Saint-Vincent de Paul distribue, annuellement, à environ 600 familles assistées, un placard mural collé sur carton et résumant les règles essentielles de l'hygiène ; elle a emprunté le texte à un article de M. le professeur agrégé M. Perrin (1) qui recommande vivement ce mode de propagande et en a exposé les principes capi-
taux en s'inspirant des besoins réels et de la mentalité des populations ouvrières de l'Est de la France.
Il est un rôle qui doit être particulièrement dévolu aux dames, soit par initiative personnelle, soit dans les œuvres, c’est celui d'apprendre, à l’ouvrier et surtout à l’ouvrière, l’art d’embellir un logement à bon marché, de façon à le
(1) M. PERRIN. — Ce que peuvent les Sociétés de bienfaisance pour l'hygiène populaire. P. M. 1908.