‹ L'Hellénisation du monde antique [microform]; leçons faites à l'École des hautes études socialesChapitre 106 sur 140 · Perrot et Chipiez, V. p · texte numérisé non relu

Perrot et Chipiez, V. p

3. Furtwaengler. Die antiken Gemmen, III, p. 116 sq. Ces ouvriers travaillaient aussi pour les Scythes, apparentés avec les Perses ; la Russie u)éridionale a fourni quelques exemplaires à sujets perses: Diculaioy, Revue archéologique, 1887, 1, p. 2.

4 Sur certains cylindres orientaux se voit une déesse nue : cette déesse, selon M. Saloinon Reinach, n'est pas chaldéenne ; c'est un type de I art égéen, adopté en Babvlonie, après l'importation de quelque statue qui le représentai! : beaucoup do statuettes orientales n'ont qu un taux air d'archaïsme : c'est de la statuaire grecque du iv siècle que leurs auteurs se sont inspirés ; Islar, Ana.tis. etc.. adoptèrent, avec plus ou moins de gaucherie, l'attitude de l'Apiirodite grec.fue {Revue archéologique, 189o. I, p. 367-39i). il y aurait là un cas d'assimilation fort intéressant; mais M. von Fritze a signalé une statuette nue, exhumée à Nippour, et selon lui extrêmement antérieure [Jahrbuch des deutschen Instituts^ XII (1890, p 199-203). Il reste vrai néanmoins, d'une façon générale, que les Orientaux eurent une aversion pour l'entière nudité : cf. MûUer, Nackthext vnd Entblôssung (Leipzig, 190(i), et G. Conlenau. La déesse nue habylontenne (Paris, 1914).

SOUS Faisselle*; mais cet homme est un Perse. Il en est probablement qui firent exécuter leurs portraits par quelque artiste grec '-.

Ainsi, des rapports fréquents et étroits, un mouvement commercial indéniable et actif. Mais on ne va pas au delà ' Patriotisme hellénique ? Nullement ; mais les Grecs, accoutumés à la libre discussion, sont dépaysés dans une cour absolutiste. L'Iran fait des emprunts aux religions de l'Assyrie et des contrées voisines, aucun à celles de la Grèce Lequel des deux peuples imagina ce cycle chronologique de dix-neuf ans, que Méton, au ve siècle, introduisit à Athènes et qm arrivait, au moyen de mois intercalaires a faire concorder le cours de la lune et celui du soleil ^ La question est toujours ouverte et fort obscure ; les uns affirment que ce cycle vient de Grèce ' ; d'autres estiment qu'il fut en usage à Babylone bien antérieurement, d'après les dates portées sur les monuments cunéiformes \ La langue perse ne semble avoir en rien subi l'influence de la grecque • celle-ci n'est jamais devenue une des langues officielles de la chancellerie royale. Il ne semble pas qu'on ait traduit en Perse même les rescrits destinés aux villes grecques. Pas de rapprochement intime entre les deux races ; nous ne

Mission en Perse, IV. 1, p. âSO, fig. 157, d). ' Morgan,

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^•^}^' ^Gina.ch, Revue des études Juives, X\UlH8S\i) n Qn qi • t n Compl. rend, de l'Acad. des Inscr., ms, p. 427 90-9* ^ J- Oppert,

îi. Mailler, Zeitschrift filr Assyrioloqie, VI (\%n\ n i^i- aka • y -, *. y, der d.utscken ^norgenl. GesellslkafLLU m- 8) p' 2-7 4 Fr Pnl'^^ Seue Jahrbucher fur dos klassischi AUertum^iy\ (1911; p.' ^^J,/^^^"^'

voyons pas qu'aucun grand seigneur perse, accueillant pour les Grecs, ait appris la langue de ses hôtes ^ Les choses eussent-elles suivi un autre cours si le jeune

Gyrus avait réussi dans son entreprise ? Il est possible que lui du moing^éût reçu une véritable culture grecque. Essayons de voir en tout cas ce qu'il advint des projets et de l'œuvre d'Alexandre.

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