II. — Éditions de textes
Les textes inédits, soit qu'on les publie séparément, soit qu'on les réunisse en un de ces recueils ordinairement appelés Anecdota, ont droit à la première mention.
L'infatigable M. Boissonade, qui s'est éteint, il y a
quelques années, à l'Age de quatre-vingt-trois ans, avait à peine achevé sa collection d'Jnecdota grœca, en cinq volumes in-8° (i 829-1 833;, qu'il s'est remisa l'œuvre et qu'il a publié, sous le titre à'Anecdota nova (1844), un volume de textes appartenant à la littérature byzantine, puis les œuvres, aussi inédites en partie, du sophiste Choricius de Gaza (1846) et les déclamations du polygraphe Pachymère (1848), augmentées d'une récension nouvelle et plus complète des Facéties d'Hiéroclès. Mais une fortune plus digne de son talent lui était réservée après tant de peines et de savoir dépensés pour des auteurs de bas étage : je veux dire la publication des fables métriques de Babrius, qui, après l'édition princeps de M. Boissonade, ont bien vite pris rang parmi les livres en usage dans nos classes (1).
M. E. Miller, déjà connu comme éditeur par un Supplément aux petits géographes grecs (18 ',0), par la publication d'un Éloge de la chevelure (1840), qu'un sophiste anonyme avait composé en réponse à Y Éloge de la calvitie de Synésius, enfin par la publication d'une rédaction en prose des fables d'Ésope (184 1) antérieure à celle de Planude, a fait imprimer à Oxford, en 1 85 1 , les Philosophumena connus sous le nom d'Origène (à).
Les textes conserves sur les papyrus d'Herculanum ont tenté aussi le zèle de nos hellénistes. D'après les facsimilé, souvent informes, qu'un éditeur anglais avait publiés des fragments de Philodème (Oxford, 1824-1815), M. E. Gros essayait, en 1840, de restituer, puis de traduire en latin et d'interpréter ce qui nous reste de la Rhétorique de cet auteur. Il s'est trouvé que juste en même temps M. Spengel publiait en Allemagne un essai sem-
(t) Voir plus haut, p. 421.
(2) Voir plus haut, p. 423.