‹ L'Hellénisme en FranceChapitre 203 sur 216 · LIVRES D'HISTOIRE LITTÉRAIRE · texte numérisé non relu

LIVRES D'HISTOIRE LITTÉRAIRE

ment dite que des sciences physiques ou de la philosophie. Tels sont les nombreux mémoires de chronologie technique et de physique ancienne publiés par M. Th.-H. Martin; les deux ouvrages de M. Jules Simon (i8'f5) et de M. E. Vacherot (i8',6-i85i), sur la philosophie alexandrine, auxquels se rattachent diverses thèses fort importantes de nos docteurs : sur Proclus, par M. Berger; sur Parménide, par M. Riaux ; sur Anaxagoras, par M. Zévort; plusieurs autres sur Platon et Aristote, sur le stoïcisme et les principaux philosophes de cette école, etc. ÎNous devons nous arrêter aux publications spécialement littéraires.

L'utile mais très-imparfaite compilation de Schoell (i 8a3-i 825) nous laisse encore à désirer une vraie histoire de la littérature grecque. Au moins un estimable abrégé de cette histoire a été publié en i8>o et réimprimé en 18 J7, avec de notables améliorations, par M. A. Pierron, traducteur d'Eschyle et des biographies de Plutarque. D'ailleurs, durant la période où nous nous renfermons, se sont multipliées, surtout sous forme de thèses pour le doctorat, les dissertations spéciales qui fourniront, au besoin, les plus utiles matériaux à un futur historien des lettres grecques (1). Telles sont, pour les citer rapidement et sans pouvoir les caractériser en détail, celles de M. Havet sur les poèmes homériques en général (184 3), de M. Hignard sur les hymnes homériques • (186',), de M. L. Ménard sur la poésie religieuse chez les Grecs (1860), de M. Thion ville sur Callimaque et sur la théorie des Topiques dans Aristote (i8jG), de M. Emile Burnouf et de M. Ch. Lévèque sur la théorie du Beau

(1) M. F. Deltour en a dressé une liste spéciale, qu'on trouvera dans le dernier Annuaire de l'Association pour l'encouragement des études grecques (1869).

dans Platon (i85o-i852), sujet que M. Ch. Lévéque a traité de nouveau, avec plus de développement, dans un grand ouvrage sur le Beau ( 1 860) couronné par l'Académie des sciences morales et politiques ; celle de M. Fr. Meunier sur la Vie d'Homère attribuée à Hérodote (1857) ; celles de M. Albert Desjardins (1862) et V. Cucheval (i863) sur les plaidoyers civils de Démosthène ; celles de M. Lapaume sur la vie d'Euripide et sur les poèmes homériques (i85o), de M. Étienne (1849) et de M. Martha (i85/|) sur Dion Chrysostome, la dernière refondue plus tard dans un volume du même auteur sur les Moralistes du temps de l'empire (1862) ; celles de feu H. Rigault (i856) sur Lucien et sur la Querelle des anciens et des modernes, de M. Abel Desjardins sur l'empereur Julien (1845), de M. Petit et de M. E. Monnier sur Libanius (1866), de M. Val. Parisot sur Porphyre et sur Jean Cantacuzène (1845), de M. Gebhart sur le sentiment poétique de la nature chez les Grecs (1860), sujet traité aussi dans une thèse par M. Victor de Laprade, qui l'a depuis étendu à toute la littérature ancienne avant le christianisme (1866) ; l'excellente dissertation de M. Th. -H. Martin sur Oppien (Paris, 186'i) ; les mémoires de M. Artaud sur Épicharme et sur Ménandre (i863); les Etudes de mythologie et d'archéologie grecques par M. Al. Bertrand (i8j8); les Variations du polythéisme grec par M. Th. Bernard (i853) ; le Polythéisme hellénique de M. L. Ménard ; les Études morales et littéraires sur Homère par M. A. Widal (2* éd., i863, in- 12); l'ouvrage, plus original, qu'un homme du monde, M. Delorme, grand amateur et connaisseur de grec, a écrit sous ce titre un peu étrange : les Hommes d'Homère (1861) ; Y Histoire de la sagesse et du gout jusqu'à Socratc par M. A. Morel ( 1 864} ; l'important ouvrage que M. Jules Girard a intitulé : le Sentiment religieux en Grèce d'Homère à Eschyle; le mé-

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