‹ L'Hémarthrose Traumatique Du Genou Et De Son Traitement Par L'ArthrotomieChapitre 10 sur 14 · Le malade se lève sans autorisation et peut mar · texte numérisé non relu

Le malade se lève sans autorisation et peut mar

cher dans la salle. |

29. — Le pansement est enlevé, le genou droit n’est pas sensiblement plus gros que le gauche. Ne se lève pas.

30. — Il marche sans souffrir, mais la flexion de la jambe est impossible.

1er octobre. — II descend l'escalier, mais se trouve faticué, et le soir, en se couchant, il s'aperçoit que son genou est douloureux et un peu gros.

2. — Le genou est gonflé, et il reste debout depuis onze heures jusqu’à cinq heures. La flexion de la jambe est devenue possible.

4.— Il part complètement guéri ; il ne boite pas; pas d'atrophie du triceps.

Observation V

br. (Adélaïde), vingt-quatre ans, femme de chambre, entrée le 8 novembre 1892. Tomhée le 7 novembre, sur le genou gauche, d’une échelle de 1"50 de haut. Ne peut marcher après s’être relevée. Le genou enfle de suite, et, trois ou quatre heures après la chute, il est aussi gros qu’à son entrée à l'hôpital.

Le genou gauche est très douloureux, la flexion impossible ét la circonférence du genou malade a 4 centimètres de plus que celle du genou sain.

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Arthrotomie faite le soir même. Il sort 50 grammes environ de sang liquide et quelques caillots qu'on a quelque peine à détacher. Injection de sublimé à 1/1000 dans l'articulation.

Le pansement est retiré le 14, six jours après l'opération. Le genou est encore un peu gros, mais il n’y a plus d’épanchement; pas d’atrophie des muscles de la cuisse.

La flexion de la jambe sur la cuisse est facile, et se fait sans douleur.

Le 21 novembre, la malade marche sans douleurs, et part pour le Vésinet ; il ne reste plus qu’un peu de douleurs dans les mouvements forcés de la cuisse.

Observation VI

M... (Étienne), trente-quatre ans, camionneur, entre à l'hôpital le 3 janvier 1893, une heure après l'accident. Cet homme a reçu sur le genou droit le choc d’un tonneau rempli de vin. Le genou a grossi immédiatement, et l’hémarthrose dès le soir est des plus manifestes. La douleur est très vive, et tout mouvement de la jambe impossible. Le malade ne put être opéré immédiatement, et l’arthrotomie est remise au lendemain. Les douleurs ont été très vives RARES k, nuit, l’'épanchement est resté stationnaire.

Opération le 4 janvier au soir. Il sort environ 100 grammes de sang noir. Le résultat immédiat de l'opération est la disparition rapide de la douleur.

Le pansement est enlevé trois jours après. Il persiste un léger épanchement ; les douleurs ont complètement disparu, mais le malade ne peut se tenir debout.

Un nouveau pansement appliqué sur la plaie est laissé en place trois jours, et, quand onl'enlève, on constate que l'épanchement s’est reproduit en partie. Le malade peut marcher,

mais avec beaucoup de difficulté. Le membre malade est très faible. On fait la mensuration comparative des deux cuisses, et l’on trouve à droite, du côté malade, une diminution de 1 centimètre.

Épanchement léger dans le genou; atrophie peu considérable du triceps correspondant. Impotence relative.

Observation VII

G... (Nicolas), âgé de quarante-quatre ans, tombe sur le genou droit le 28 août 1892. En se couchant, il s’aperçoit que son genou droit est enflé ; le lendemain matin, le volume de l'articulation a augmenté du double.

Le malade reste vingt-trois jours chez lui, il se lève pour manger, mais ne peut s'appuyer sur la jambe droite. Il applique sur le genou de la teinture d’iode, des vésicatoires, le genou enfle davantage. J

Entré à l'hôpital Beaujon le 20 septembre 1892. Le genou est très enflé, il est sphérique. Atrophie du triceps.

21. — Arthrotomie: il sort 60 grammes de liquide sérosanguin.

La douleur, qui était très vive avant l’opération, disparaît complètement.

27. — Le malade se lève pour la première fois, il marche toute l'après-midi, en s’aidant d’une canne.

29. — Le malade s’est fatigué la veille, l'articulation est un peu douloureuse, le genou est plus enflé que la veille.

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