‹ L'Hémianopsie en QuadrantChapitre 15 sur 41 · SUR AU · texte numérisé non relu

SUR AU

convergent de l’œil gauche. Au dire de la malade, ce strabisme existe depuis quelques mois : Diplopie homonyme dans le regard à gauche. Inégalité pupillaire, pupille droite ovalaire en myosis. Signe d’Argyll net. Pas d’autres signes du côté du globe oculaire : fond d'œil absolument normal.

Champ visuel (fig. 3). — Hémianopsie en quadrant inférieur gauche, délimitée au niveau du méridien vertical comme au niveau du méridien horizontal par une ligne oblique. Ces deux lignes se rencontrent à 19° en dehors du point de fixation. Il existe donc au niveau du

CL à

OLD. 0G F1G. 3. — Obs. 2,

méridien horizontal ce que l’on remarque généralement au niveau du méridien vertical dans les hémianopsies typiques (champ visuel en excès). La malade ne peut localiser exactement la lumière dans le quadrant anopsique. Le quadrant Supérieur et gauche est rétréci concentriquement. Le champ visuel droit est absolument normal. La vision des couleurs est normale dans les champs voyants. La vision maculaire est parfaite. V = I.

Examen général. — Cœur normal. Urines : ni sucre, ni albumine. Bronchite. Abolition des réflexes tendineux aux membres supérieurs

et inférieurs. Pas d’autres signes de tabes. Wassermann positif. 12 février 1914. — La malade étant en traitement dans le service ophtalmologique, nous pratiquons une ponction lombaire qui nous

donne les résultats suivants : légère augmentation de l’albumine et

er Ut

lymphocytose nette du liquide céphalo-rächidien (9 lymphocytes au millimètre cube à la cellule de Nageotte).

En l'absence de lésions papillaires, et en raison de la concordance exacte des secteurs hémianopsiques, nous pensons qu'il ne s’agit pas d’une fausse hémianopsie tabétique, mais nettement d’une vraie

hémianopsie en quadrant chez une tabétique.

15 mars 1914. — Les limites du quadrant aveugle et son caractère absolu n'ont pas varié du premier au dernier examen, malgré le traitement par injection intraveineuse de cyanure d’hydrargyre institué dès le début.

OBsSERvATION 3. — Scotome hémianopsique droit (fig. 4). — Clinique ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu.

Angel Q.…., 50 ans, négociant, célibataire sans enfant. Mère morte à 85 ans. Père mort cardiaque à 46 ans. Pas d’antécédents spécifiques connus. Jamais malade, aurait, en mai 1912, présenté de l’albuminurie, qui serait disparue complètement au bout de trois semaines de régime lacté. Vient consulter pour la première fois à la clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu, le 18 septembre 1912, parce que, sans perte de connaissance, sans cause apparente, étant chez lui, après déjeuner, le 8 septembre 1912, il s’est aperçu tout d’un coup

« qu'il avait comme un bouquet d’arbres noirs devant l’œil droit ».

18.septembre 1912. — Champ visuel : Scotome hémianopsique droit dans le quadrant supérieur droit et empiétant sur le quadrant inférieur droit (fig. 4). VOD et OG=0,8 avec — [n25. Wassermann positif. Pas d’albumine. Traitement hydrargyrique.

16 novembre 1912. — Même état du champ visuel.

En mai 1913. — Sans perte de connaissance : hémiplégie droite avec paralysie faciale et aphasie. Traité à l'hôpital Bichat. Au bout de 21 jours, il sort de l'hôpital : il ne reste plus avec la paralysie faciale droite qu’une légère faiblesse musculaire dans les membres droits.

En juin 1913. — Revient consulter à cette époque à l’Hôtel-Dieu.

Nous le voyons à cette époque pour 4a première fois : le champ visuel

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