‹ L'Hémolysothérapie Intra-dermique dans le Traitement de certaines Dermatoses: Eczémas, Dermites eczématiformes, Prurits, avec Eczématisation ou LichénificationChapitre 7 sur 24 · PRÉPARATION DU SANG LAQUÉ · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DU SANG LAQUÉ

On prélève aseptiquement dans une veine du pli du coude vingt cc de sang, à l’aide d’une seringue stérilisée, dans laquelle on avait préalablement introduit deux cc d’une solution stérile de citrate de soude à 10 %. Le mélange ainsi obtenu est dès lors projeté dans un matras ou ballon de verre sténilisé contenant des perles de verre. On ajoute 4 c. c. d’éther sulfurique. On agite doucement une quinzaine de minutes jusqu’à production de l’hémolyse complète. On porte alors le ballon bouché au coton cardé, soit dans un bain-marie,

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soit dans une étuve électrique à 36°, afin d’évaporer l’éther. (On prendra toutes les précautions nécessaires afin d'éviter que les vapeurs d’éther ne s’enflamment).

On peut encore utiliser la cloche ou un appareil à vide pour procéder à l'élimination de l’éther.

Le sang laqué est alors réparti en ampoules de verre stérilisées, le nombre nécessaire pour une série de piqûres, soit une vingtaine environ.

Précautions à prendre pour obtenir une bonne préparation du sang laqué

L'’hémolyse doit être absolument parfaite.

Pour cela, nous insisterons tout spécialement sur la nécessité d'introduire les 2 c. c. de solution de citrate de soude dans la seringue qui servira à faire la prise de sang; celui-ci est, de la sorte, immédiatement au contact du citrate; on évite ainsi tout risque de coagulation.

Après addition de l’éther, on prendra bien soin d’agiter le contenu du ballon doucement, mais d’une façon continue; ce temps de l'opération s’il est bien fait, doit prendre normalement de 10 à 15 minutes, pendant lesquelles on surveillera attentivement la production de l'hémolyse. Celle-ci sera satisfaisante quand le contenu du ballon sera parfaitement homogène, ce dont on se rendra compte par transparence, au-dessus d’une source lummeuse; on ne doit pas constater l'existence du moindre filament de fibrine, nageant dans le liquide ainsi obtenu. Ces considérations qui, à première vue, pour-

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raient paraître superflues, ont une grosse importance quant aux résultats recherchés. La simplicité de la méthode est grande : encore faut-il la suivre avec minutie!

IT. — MoDE ET ÉCHELONNEMENT DES INJECTIONS

Les injections se font à raison d’une par Jour, au moins pour les dix premières. Elles seront faites très exactement dans le derme, à l’aide d’une seringue longue divisée en dixièmes ou vingtièmes de centimètre cube, et d’une aiguiile fine de deux centimètres de longueur au plus. On injectera, en général, frois-dixièmes de centimëtre cube; quatre’ ou cinq dixièmes peuvent provoquer une phlyctène qui s’excorie en quarante-huit heures maximum. On n’observe jamais d’escharre.

Quant à la tâche ecchymotique provoquée par l’injection, elle disparaît rapidement de vingt-quatre à quarante-huit heures.

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