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A la troisième injection : le prurit diminue pendant ‘le jour, mais il reste intense, la nuit.
A la quatrième injection : le prunit est moindre, mais il persiste; les lésions de la main droite sont suintantes.
A la septième injection : le prurit diminue, les lésions sont stationnaires.
A la treizième injection : poussée prurigmeuse au tronc. |
A la dix-septième injection : le prurit est très amendé, mais l’état des placards est peu mfluencé.
À la dix-neuvième injection : l’état des poignets étant stationnaire on met la malade à l’auto-hémothérapie, en continuant les applications de goudroline pure, la malade est rapidement améliorée, elle sort le 9 janvier 1931, guérie.
À part une certaine influence sur le prurit, l’hémolysothérapie n’a eu ici qu’une efficacité douteuse, aussi, considérons-nous ce cas, comme un échec. |
Observation XV/1 (Personnelle)
Mme Jac., 31 ans, manutentionnaire, vient consulter, le 15 novembre 1930, pour un eczéma rebelle des mains et des avant-bras, datant de quatre mois. Il s’agit en réalté d’une dermite eczématiforme, très suintante, très prurigimeuse, infectée par endroits, sen:'ble à l’eau
(Javel, soude).
Ni troubles endocriniens, ni troubles digestifs. Un traitement externe essayé en ville, ayant échoué, le traitement intra-dermique est commencé le 18 novembre (18 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — gardénal 0 gr. 06; externe — eau d’alibour, cold-cream.
À la cinquième injection, le prurit diminue, les lésions sont toujours aiguës.
A la onzième injection, une poussée se produit au niveau du tronc et des membres inférieurs, poussée très prurigineuse. Aux mains et aux avant-bras, les lésions sont très infectées, on ouvre les petites pustules qui existent à la face dorsale et palmaire des deux mains, et on fait, après pulvérisation, de larges pansements à l’eau d’Alibour.
De la onzième à la quinzième injection : l’état inflammatoire des mains rétrocède, mais persiste au niveau des avants bras. Il y a encore un œdème marqué.
De la quinzième à la dix-huitième imjection : l’amélioration croît, les mains sont presque guéries, les avantbras progressent. Il existe toujours de nombreux éléments érythémato-vésiculeux sur le tronc.
Du 10 décembre (date de la dernière injection) au 23, l'amélioration se consolide, au niveau des membres supérieurs sur lesquels on applique simplement du coldcream.
Du 23 décembre au 8 janvier 1931, la guérison n'étant pas complète, on fait à la malade une série de
huit injections d’auto-hémothérapie, la malade sort le
8 janvier, absolument guérie.
Observation XVII (Personnelle)
Mme Cal.., 53 ans, infirmière, présente depuis dix mois environ des lésions de dermite eczématiforme au niveau des mains et des avant-bras, prurigineuses et légèrement sumtantes.
Soignée dès le début par une série d’auto-hémothé-
rapie sans aucun résultat, elle a vu naître plusieurs pous-
sées successives à l’occasion d’attouchements avec di-
. . , É verses substances antiseptiques, notamment avec de l’eau
de Javel. Dans l'obligation d'interrompre sa profession, elle consulte à Broca; la pâte ichtyolée, le cold-cream n'amenant aucune sédation à l’état de cette peau enflammée, irritée, fissurée par endroits, suintantes par d’autres, on soumet la malade au traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — calomel 0 gr. 06; externe — 0.
Ménopause il y a cinq ans, constipation légère.
À la cinquième injection : les éléments de la nuque et du cou disparaissent.
A la dixième injection : le prurit est moindre.
À la treizième injection : grosse amélioration des avant-bras et des mains; les téguments pâlissent.
À la dix-huitième mjection (15 janvier 1931) : la peau a repris sa coloration et son élasticité normales : il n’y à plus trace de fissures, La guérison est complète.