ECZÉMAS DIATHÉSIQUES NON INFECTÉS
Observation X1X
Mme Reb..…., 22 ans, femme de chambre est hospitalisée dans le service pour un eczéma dyshydrosiforme des deux mains et des commissures interdigitales. Le début de ces lésions remonte à deux ans; on les a traitées par une série de dix injections intra-veineuses d’hyposulfite de sodium, puis, deux mois plus tard, par une série d’autohémothérapie. Ces divers traitements ayant échoué, on soumet la malade au traitement intra-dermique (18 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau goudroline.
À la neuvième mjection : le prurit s’atténue considérablement.
À la douzième injection : les lésions sont heureusement modifiées.
À la dix-huitième : il n’y a plus trace d’érythème,
SPAS ;
Les vésicules, le prurit ont disparu.
La malade sort le 1° octobre 1929.
La guérison se maintenait trois mois plus tard.
Observation XX
Mme Cep.…, 49 ans, fleuriste-horticultrice, est attemte depuis deux ans d’un œdème chronique des deux mains et de lésions eczématiformes des doigts et des espaces interdigitaux, du dos des mains et des poignets, dont quelques-unes sont fissuraires. Le prurit est très intense. Il s’agit vraisemblablement d’un cas d’anaphylaxie ou de sensibilisation d’origine végétale; mais une enquête minutieuse n’a pas permis de déterminer la nature exacte de l’antigène.
Les traitements antérieurs : pommade soufrée, ichtyolées, n’ont amené que de passagères améliorations Le 21 mars 1929, on commence le traitement intradermique (deux séries de 20 injections 3/10 c. c. et 4/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — nitrate, pâte à l’eau.
À la troisième injection : l’œdème est bien moins marqué.
À la cinquième injection : le prurit disparait.
À la septième injection : la main droite est très améliorée, il persiste un peu d’œdème à gauche.
A la vingtième injection : la guérison est complète, la malade ayant continué sa profession.
Cependant, une dizaine de jours plus tard se pro-