ACTE II, SCÈNE I
MADAME GIBORY.
Nous avons deux couverts De trop. Gare aux cruchons, Jeannot, la table boite. Allons! bon, je renverse un verre, maladroite!
GERMAI NE.
Ce n'est rien, calmez-vous.
Me calmer, quand il faut M'exciter au contraire. Ah ! ma chère, j'ai chaud, J'ai froid. Mon Dieu, j'ai là des choses qui m'apaisent, Des vers de Gibory, fort légers, mais qui pèsent!
GERMAINE
Des vers ?
MADAME GIBORY.
De Gibory, ma chère, un compliment Pour la fête, en l'honneur de ton père.
GERMAI NE.
Vraiment!
Cela tombe du ciel, des rimes d'astronome!
MADAME GIBORY.
Comme la pluie, ah ! si je pouvais...
A Octave qui entre.
Voici l'homme.
^O LHERBAGER
SCÈZ^E II
Les Mêmes, OCTAVE.
MADAME GIBORY, àOcUlVf.
Mon garçon, je songeais à t'envoyer chercher. Voici des vers, Octave, il faut les éplucher.
Tirant des papiers.
Des vers de Gibory, corrige!
Dieu m'en garde, Je craindrais d'affadir leur saveur campagnarde.
MADAME GIBORY.
Pourtant, s'ils étaient faux? Je viens d'apercevoir...
OCTAVE
Ils n'en auront que mieux le parfum du terroir.
MADAME GIBORY.
C'est presque improvisé, voilà pourquoi je tremble. Je cours chercher l'auteur : lisez-les donc ensemble, Chers enfants.
A part, en désignant les jeunes gens.
Amoureux, ça doit s'aimer beaucoup.