ACTE I, SCÈNE II
Pardon, mon père.
Tu veux me faire aimer Baufermant?
OCTAVE
Je l'espère.
Vous avez pu jadis, ennemis ou rivaux, Chacun pour son terrain, chacun pour ses travaux, Affichant tous les deux vos tendances d'école, Partager en deux camps le comice agricole. L'un était herbager, l'autre était laboureur, Mon père défendait son herbe avec fureur. Et mon oncle, creusant des sillons et des planches, Charrue en mains, rêvait de splendides revanches Pour la terre française et pour le blé français.
LA HANTERIE.
Nous allions...
OCTAVE
Vous alliez tous deux vers le succès, Car la fortune, un jour, servant les deux apôtres, Les biens du laboureur ont égalé les vôtres. Longtemps vous avez cru que l'oncle était jaloux, Mais il a fait hier la campagne avec vous, Soutenant votre cause un peu comme la sienne, Oubliant tout à fait, père, la guerre ancienne, Excitant vos amis, plein d'entrain, plein d'espoir, Bataillant tout le jour et supputant le soir
Les chances qu'un discours donne, augmente ou ramène. Cet homme est votre ami.
LA HANTERIE.
Qui te l'a dit?
LA HANTERIE.
Germaine Beaufermant ?
OCTAVE
Elle-même!
LA HANTERIE,
brutalement.
Pourquoi T'a-t-elle dit cela? Réponds, ah çà! dis-moi, A quel propos viens-tu parler de ta cousine? Une fille des champs, plaisante en sa cuisine..,
OCTAVE
Et charmante partout.
LA HANTERIE.
Charmante!
A part.
Ah ! c'est ainsi.
A Octave.
Les Beaufermant.,,