ACTE III, SCÈNE XIV I
Je t'ai donné mon cœur, et ma vie et mon âme; Je t'admire, je t'aime et je serai ta femme!
madame gibory, après avoir regardé par une fenén e , à Octave.
Ton père! Où nous cacher?
Résolument, à Octave.
Eh bien ! reste!
SCÈC^E XIV OCTAVE, LA HANTERIE.
la hanterie, entrant sans voir son fils, un papier à la main.
Ils ont dit Qu'il fallait consentir à ce marché maudit. La prison... la prison... Eh bien ! qu'on l'emprisonne ! Votre fils... Vous l'aimez... Je n'aime plus personne. J'ai signé... Non, vraiment, je ne signerai pas! Et vous tous qui parlez trop haut, parlez plus bas. Je ne suis pas vaincu : La ruine m'effraye, Et rien autre. Aux jaloux je cacherai ma plaie. Calme, j'opposerai tous mes dédains aux leurs, Et je garderai bien le secret de mes pleurs. O deuil, ô tristes jours, amère destinée,
I } 2 LHERBAGER
Vivre loin de l'enfant et, d'année en année, Désirer un peu plus la tombe et le linceul! Vivre tout seul, souffrir tout seul, mourir tout seul!
S C È CNiE X V
Les Mêmes, BEAUFERMANT.
OCTAVE
Mon père!
LA HANTERIE.
Est-ce mon fils?... Est-ce bien lui?
OCTAVE
Mon père!
la hanterie, allant vers son fils.
Mon enfant!... Mon enfant!... Ne pleure pas... Espère. Ne dis rien... Laisse-moi..., mon enfant... Ta pâleur., Oh ! je vois ton chagrin..., je comprends ta douleur. Ton père t'aime bien, va! Ta mère t'adore !... Tu reviens donc vers nous? Tu nous aimes encore?
octave.
Mon père!