LES VIV^'MTS ET LES [\CO%TS
\J ù donc es-tu, vaillant soldat, Dont le nom a rempli les mondes, Dont le bras, terrible au combat, Reste inerte aux fosses profondes ?
Où donc es-tu, vierge aux yeux doux, Q.ui ne quittas ta blanche couche Que pour ce sombre rendez-vous Où la mort t'a baisé la bouche?
io8 l'herbier
Où donc es-tu, tremblant vieillard, Q.ui ne voyais pas, dans ta joie A couver ton or du regard, Que la tombe guettait sa proie?
Où donc es-tu pour l'apaiser.
Pauvre mère à l'âme si tendre, Cet enfiint qui cherche un baiser.
Pâlissant à force d'attendre?
Nous ne laissons aux sépultures Qu'un vêtement trop lourd pour nous ; Nous n'avons de corps ni figures, Et nous ne voulons rien de vous I