‹ L'hérédité dans les maladies du système nerveuxChapitre 21 sur 109 · CS -M · texte numérisé non relu

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L’HÉRÉDITÉ DANS LES MALADIES

D’un autre côté par leurs excentricités, résultats du défaut d’équilibre qui est leur caractère distinctif, les héréditaires qui vivent dans le monde, en arrivent souvent à être, ou interdits ou pourvus d’un conseil judiciaire; afin que leurs intérêts puissent être sauvegardés.

Comme le dit si justement Jacoby : « Quand vous aurez à prononcer votre sentence, sur quelque représentant abâtardi d’une dynastie, qu’elle soit princière, nobiliaire, industrielle, commerciale, intellectuelle, souvenez-vous de la loi terrible de la dégénérescence, tenez-leur compte de la fatalité de leur naissance (1). »

Que répondre à une famille qui vient vous consulter, sur l’opportunité d’un mariage dans de semblables conditions ? La réponse à cette question est bien simple. Nous avons vu la marche graduelle des dégénérescences dans les familles et ceci, me semble être une réponse suffisante à cette question (2). Les alliances ne pourraient être utiles, que si elles unissaient deux individus appartenant à des familles absolument dissemblables, et encore qui oserait répondre du résultat? Malheureusement, les héréditaires semblent au contraire, avoir une attraction instinctive les uns pour les autres. C’est ainsi que se font les mariages consanguins, qui, accumulant une hérédité double, précipitent la dégénérescence. Mais même en dehors de ces cas, c’est un fait d’observation que les héréditaires se recherchent, comme si une force supérieure, les poussait à disparaître par sélection naturelle.

(1) Jacoby, loc. cil., p. vm de la Préface.

(2) Voy. les tableaux X, XI, XII.

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