N° LXV
nerveuse,
hystérique
a) FILS bien portants.
aliénée
dans une maison de santé.
Morte
de tuberculose.
a) 2 enfants morts de
méningite
tuberculeuse.
b) 2 vivants sourds-muets, c) 2 ou 3 autres
bien portants.
L’HÉRÉDITÉ DANS LES MALADIES
Le cas précédent est à rapprocher de celui de Seeligmuller, qui vit un enfant atteint de paralysie infantile, dont le père était mort de paralysie générale. La possibilité de rencontrer la paralysie infantile chez 2 enfants d’une même famille, en dehors de toute hérédité signalée, tend encore à prouver qu’il s’agit d'une maladie familiale. Hammond a vu l’affection se développer chez 2 frères, Meyer l’a observée chez 2 jumeaux. Seeligmuller, chez 2 sœurs, chez 2 frères, chez un frère et une sœur (race juive dans ce dernier cas).
Ainsi qu’on peut le voir d’après l’exposé précédent, les cas de paralysie infantile avec antécédents nerveux dans les ascendants, ne sont point si rares qu'on le croirait de prime-abord. Comme l’indique M. Charcot, il suffit d’avoir l’attention attirée de ce côté pour en rencontrer. On peut en dire autant des téphro-myelites aiguës de l'adolescence et de l’âge adulte, moins communes il est vrai, mais dans lesquelles l'hérédité nerveuse existe aussi parfois. Le fait que l’on puisse voir survenir la chorée chez un malade atteint de téphro-myélite antérieure, prouve encore les liens qui unissent cette dernière affection à la famille neuro-pathologique. L’observation suivante, due à M. Charcot, en constitue un exemple très démonstratif.