‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 172 sur 300 · II. ÉVOLUTIONNISME · texte numérisé non relu

II. ÉVOLUTIONNISME

Nous avons expliqué, à propos des théories de l’hérédité (Voir la longue note de la page 379), ce qu’était la théorie de X emboîtement des germes , comment et par qui elle était soutenue. Dans cette hypothèse, il n’y a plus création, ni formation, mais évolution de germes préexistants où toutes les parties de l’être futur sont indiquées par avance et n’ont qu’à grandir et à se développer. Ajoutons seulement aux Évolutionnistes proprement dits Kant (1785) qui soutenait une sorte de syngénèse spiritualisée intermédiaire à l’Animisme et à l’Évolutionnisme. Les générations futures existent non pas matériellement, mais spirituellement, potentiellement, dans leur progéniteur.

[Avec remboîte ment toutes les difficultés de la transmission de la vie et des caractères s’effacent, mais il s’en élève une autre mille fois plus grande, celle de l'emboîtement lui-même. 11 est non seulement contraire aux faits, mais inadmissible même comme conception théorique et Bufeon (4) déjà en avait montré la complication et l’absurdité].

1 Philips admet un principe vital représenté par un fluide plus subtil que l’éther, l’électricité ou tout autre connu, qui diffère en qualité et en quantité dans tous les organismes et qui constitue peut-être, avec l’éther et le magnétisme, trois formes d'une force naturelle inconnue.

Whitman déclare que c’est une erreur de chercher dans les propriétés physicochimiques des molécules de la substance vivante l’explication des phénomènes vitaux. Il y a, dit-il, dans les organismes,

une force vitale comparable à celle qui dans un cristal régit la réparation des parties brisées.

[C’est un animisme plus mécanique, plus moderne, mais guère moins obscur.

Après que l’on a tout expliqué en prêtant à ces forces spirituelles tout ce que suggèrent l’imagination et les besoins de la théorie, il se trouve que l'on n’a rien éclairci, car la cause invoquée est plus incompréhensible que les faits que l’on attribue].

LES THÉORIES GÉNÉRALES

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