‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 197 sur 300 · THÉORIES DE LA PAN GENÈSE · texte numérisé non relu

THÉORIES DE LA PAN GENÈSE

Sous le nom de Pangénèse, on désigne d’ordinaire la théorie des gemmules de Darwin (68). Et l’on a raison en cela. Si l’on tient compte à la fois de l’importance et de la date de l’apparition, la Pangénèse de Darwin mérite d’occuper le premier rang entre toutes. Comme toutes les grandes idées, elle a servi de thème à de nombreuses variantes ; comme pour toutes aussi, on a trouvé après coup qu’elle n’était pas tout à fait neuve. Darwin a eu des précurseurs et des imitateurs. De droit, il doit passer avant ceux-ci et ce serait faire un sacrifice mal entendu à la règle chronologique que de le mettre après ceux-là. On ne verra bien que Démocrite, Hippocrate, Maupertuis, et même son grand-père Érasme Darwin ont été ses précurseurs dans l’idée fondamentale de la Pangénèse, qu’après avoir bien compris ce qu’est celle-ci.

Nous étudierons donc d’abord le système de Darwin, puis ceux des précurseurs, et enfin ceux des imitateurs ou, pour être plus juste, ceux des naturalistes qui, sans avoir eu le mérite de l’idée première, ont pu la corriger et la perfectionner.

1 D’autant plus qu’il n’y a pas à proprement parler de théorie des Essais.

C’est le traducteur, II. de Yarigny, qui a groupé sous ce titre les premiers mémoiresde Weismann jusqu’à un moment donné. Ce dernier a publié ses idées dans une série de mémoire tous également indépendants. Voir dans Maupas (89, p.

482-498) une critique intéressante de la théorie de Weismann, portant principalement sur l’interprétation des gobules polaires et sur la signification de la fécondation. Voir aussi la critique de Kôlliker (Zeil. f. Wiss. Zoo/., vol. XLIV,

LES THÉORIES GÉNÉRALES

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