REPRODUCTION ASEXUELLE PAR SPORES
La reproduction par spore consiste simplement en ceci. Une cellule du corps se détache et, par des divisions nouvelles, reproduit un organisme semblable à celui dont elle provient. Cette définition n’établit pas de distinction entre la spore et bœuf parthénogénétique. 11 y a cependant entre ces deux éléments une différence capitale. La spore n’est ni mâle ni femelle et rien, dans son habitus ni dans son mode de division, ne la distingue des autres cellules de l'organisme. L’œuf, au contraire,
1 La variété des phénomènes est telle qu’elle dérange toujours les cadres les mieux disposés. Ainsi, chez les Volvox et quelques autres, la cellule reproductrice se divise à l’intérieur de l’organisme maternel et cependant c’est une reproduction au sens où nous l’entendons ici et nullement un bourgeonnement comme celui des Eudendrium.
La différence gît ici dans le fait, que la cellule reproductrice, quoiqu'elle . reste dans l’organisme maternel et s’y divise, n’a en réalité rien de commun avec lui. isolée qu’elle est sous une membrane
fermée jusqu’à la dissociation finale de la colonie.
Les Volvox sont de petites sphères creuses formées par une seule assise de nombreuses cellules unies les unes aux autres par une large et unique communication protoplasmique, et munies chacune de deux flagellums tournés vers le dehors. Les pandorines forment une sphère pleine. Leurs spores se divisent, avant de quitter la colonie, en cellules placées côte à côte qui se disposent ensuite en une sphère.
LES FAITS
acquiert un caractère sexuel par l’accumulation cle substances nutritives dans son cytoplasme et par des divisions d’une nature toute particulière qui précèdent toujours la fécondation. Dans la parthénogénèse, où la fécondation est supprimée, Tune au moins de ces divisions caractéristiques reste et l’œuf garde par là un caractère formel d’élément sexuel femelle.
Dans quelques organismes très simples, certaines algues inférieures ou certains protozoaires très primitifs comme la Magosphæra x, toutes les cellules du corps sont identiques et toutes, à un moment donné, fonctionnent comme spores. Mais, le plus souvent, cette faculté n’est réservée qu’à des cellules spéciales, et d’ordinaire ces spores sont très spécialisées, très différentes des autres cellules du corps et formées dans des organes spéciaux. Elles sont tantôt immobiles, tantôt mobiles par le moyen d’un ou deux flagellums, pour les besoins de leur dissémination; elles sont alors nommées zoospores. Ces dernières sont de petits organismes assez différenciés, de forme ovoïde, avec une extrémité pointue, antérieure dans la progression, deux (parfois un ou quatre) cils partant du voisinage de cette extrémité et, à l’intérieur, un noyau, une tache oculiforme en avant et une ou deux vacuoles contractiles en arrière.
Ce mode de reproduction ne se rencontre que chez les plantes ou chez des protistes animaux ou végétaux 1 2.
On a accusé les divers modes de reproduction asexuelle de conduire à la stérilité. Les faits observés par Maupas (88) chez les infusoires le démontrent, en effet, pour ces animaux. Mais pour beaucoup d’autres, cela ne semble pas exact. (Y. la note de la page 268, à la fin.)