‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 45 sur 113 · liid., t. I, p · texte numérisé non relu

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l'hérédité et le caractère national

a\ant trente-six ans six mois; la moilié des juifs dépasse cinquante-trois ans *.

Au moral, la race juive se présente dans l'histoire avec des caractères tranchés : prédominance du sentiment et de l'imagination, ce qui l'a rendue si apte aux créations religieuses, poétiques et musicales. Il est inutile d'insister sur l'importance religieuse d'un peuple d'où sont sortis le judaïsme et le christianisme. Sa valeur poétique n'est pas plus contestable, quoique celte face ait eu une poésie à elle, ardente, convulsive, coupée, exubérante d'images. Tandis qu'on ne trouve chez les juifs que très peu de peintres et de sculpteurs, leur aptitude pour la musique est remarquable : aucune race n'a fourni une si forte proportion de musiciens : citons seulement Mendelssohn, Halévy, Meyerbeer.

En revanche, ils ont été assez mal doués pour tout ce qui touche à la culture scientifique. « Race incomplète, dit Renan, par sa simplicité même, elle n'a ni arts plastiques, ni science rationnelle, ni philosophie, ni vie politique, ni organisation militaire. La race sémitique n'a jamais compris la civilisation, dans le sens que nous attachons à ce mot; on ne trouve dans son sein ni grands empires organisés ni esprit public. Les questions d'aristocratie, de

1. L'hérédité paraît avoir eu sur la race juive une influence fâcheuse en ameuant, par suite des mariages consanguins, bon nombre d'iufirmités mentales. Il y a chez eux une quantité énorme de sourds-muets. L'idiotie et l'aliénation mentale seraient aussi très fréquentes. D'après des relevés fournis par la statistique allemande, on compte un idiot :

En Si!6sie, sur 580 cathol.

lin Wurtomberg, sur 4113 —

et on compterait un aliéné :

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En Bavière, Kn Hanovre, En Silé?ie, En Wurtemberg,

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{BuUelins de la Sociéli

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démocratie, de féodalité, qui renferment tout le secret de l'histoire des peuples indo-européens, n'ont pas de sens pour les Sémites. Leur infériorité militaire tient à cette incapacité de toute discipline et de toute organisation. »

Ces considérations ne tiennent qu'indirectement à notre sujet. Nous n'avons pas à écrire ici un chapitre de psychologie ethnologique , mais à montrer le rôle de l'hérédité dans la formation du caractère d'un peuple. C'est un point que M. de Gandolle a si bien mis en lumière, à notre avis, que le mieux est de reproduire les pages qu'il y consacre :

« La comparaison des Israélites avec les peuples chrétiens... montre des différences que l'histoire civile et religieuse ne peut pas expliquer , mais dont il semble que l'atavisme rend compte d'une manière satisfaisante.

« J'ai trouvé partout la population juive toujours laborieuse, intelligente, économe, quelquefois jusqu'à l'avarice, mais charitable, peu disposée à la violence, aux crimes contre les personnes et peu adonnée à l'ivrognerie. On lui reproche de manquer de dignité, d'être trop humble et de ruser dans les affaires. Elle a, en somme, les qualités et les défauts des peuples extrêmement civilisés, c'est-àdire des qualités excellentes et des défauts supportables.

« Si l'Europe était uniquement peuplée d'Israélites, voici le singulier spectacle qu'elle présenterait. Il n'y aurait plus de guerre ; des millions d'hommes ne seraient pas arrachés aux travaux utiles de toute espèce, et l'on verrait diminuer les dettes publiques et les impôts. D'après les tendances connues des Israélites, la culture des sciences, des lettres, des arts, surtout de la musique, serait poussée très loin. L'industrie et le commerce seraient florissants. On verrait peu d'attentats contre les personnes, et ceux contre la propriété seraient rarement accompagnés de vio-

l'hérédité et le caractère national 131 lence. La richesse augmenterait énormément par l'effet d'un travail intelligent et régulier uni à l'économie. Cette richesse se répandrait en charités abondantes. Le clergé n'aurait. pas de collision avec l'Etat ou seulement sur des points secondaires. Ily aurait des concussions et peu de fermeté chez les fonctionnaires publics. Les mariages seraient précoces, nombreux, assez généralement respectés ; par conséquent, les maux résultant du désordre des mœurs seraient rares. Ceci, joint à quelques règles d'hygiène, rendrait la population saine et belle. Les naissances seraient nombreuses et la vie moyenne prolongée. Ce serait un peu l'état de la Chine avec plus de moralité, plus d'intelHgence, plus de goût, sans les révoltes et les massacres abomi nables qui déshonorent le moins céleste des empires.

« Après ce tableau, qui n'a pas demandé beaucoup d'imagination, puisqu'il repose sur des faits connus, je me hâte d'ajouter que la société ainsi composée ne serait pas viable. •

« Pour peu qu'il restât en Europe ou dans les pays voisins quelques enfants des anciens Grecs ou Latins , des Celtes, des Germains, des Slaves ou des Huns, l'immense population supposée serait bientôt soumise, violentée et pillée. Plus les richesses seraient grandes, plus vite on les dépouillerait. Plus la race serait belle, plus on la traiterait comme celle des Gircassiens et des jeunes captives qui pleuraient jadis à Babylone. Si les Barbares manquaient en Europe, il en viendrait d'au delà des mers. En un mot, supposer une grande population très civilisée, — c'est-à-dire très humaine, très douce, très intelligente et très riche, — sans pillards et sans despotes pour en profiter, est aussi contraire aux faits connus que d'imaginer un continent peuplé d'herbivores sans carnivores. Théo- "51^®™®'^'^' P®^^ concevoir une société extrêmement civilisée, c'est-à-dire éloignée de l'état barbare; mais ce ne

serait pas une perfecLion, puisqu'elle ne pourrait plus se

défendre

« Gomment les petites communautés juives, éparses dans le monde, se trouvent-elles posséder les qualités et les défauts qui caractérisent le mieux un état avancé de civilisation? C'est assez inexplicable, d'après les idées ordinaires des philosophes et des historiens.

« Si la religion avait seule déterminé le caractère des Juifs et celui des chrétiens, on aurait vu absolument le contraire de ce qui s'observe. Les Israélites sont guidés

par l'Ancien Testament (religion du Dieu vengeur)

Les chrétiens sont guidés par l'Evangile, qui recommande la douceur et l'humilité jusqu'à l'exagération, comme de tendre une joue quand l'autre a été frappée. Ce sont cependant les Juifs qui seraient humbles jusqu'à obéir à ce singulier précepte et les chrétiens qui sont souvent orgueilleux, violents, sévères outre mesure dans leurs lois. Si les seuls enseignements religieux avaient formé les peuples, les Israéhtes pourraient bien être violents ; mais les chrétiens devraient être soumis, au lieu que c'est précisément le contraire qui se voit.

« On dit : Les Juifs sont humbles, défiants; ils sont économes et attachés à leurs proches, parce qu'ils ont été longtemps persécutés. Mais plusieurs peuples chrétiens aussi ont été vexés, opprimés de mille manières, et, dans ces conditions, ils ont toujours essayé de se révolter. Ils ont même commis des atrocités par vengeance. Les Juifs ont souffert en se taisant, tandis que les Espagnols sous les Arabes, les Polonais, les Irlandais et bien d'autres se sont comportés différemment, quand ils croyaient avoir à se plaindre. La douceur relative dos Israélites ne tient donc ni à leur religion ni à la manière dont on les a traité. L'histoire naturelle en donne beaucoup l'explication.

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« La race juive est une des plus anciennement civilisées, et en même temps elle ne s'est mêlée à aucune autre. Pendant les désordres brutaux du moyen âge, les Juifs avaient inventé les procédés de commerce qui unissent les peuples, par exemple : la lettre de change. Ils répondaient aux persécutions par la douceur, le travail et une charité constante les uns envers les autres. Déjà, il y a deux mille ans, les idées morales étaient remarquables chez eux. La tradition les avait ensuite conservées d'autant mieux que la dispersion générale n'a pas empêché l'isolement de la race. De tout cela, il résulte que si un Juif ressemble à son aïeul ou même à un ancêtre reculé, on retrouve chez lui les qualités et les défauts d'un homme civilisé, en même temps que la belle conformation de sa race justement admirée par les artistes.

« Les peuples chrétiens, au contraire, sortent à peine de la barbarie. Leur civilisation a commencé dans l'Europe centrale il y a trois siècles et en Russie, sous Pierre le Grand. Ils n'ont pas cessé de lutter contre des habitudes antérieures de rapine, d'injustice, de violences morales ou physiques »

Les Bohémiens, désignés suivant les pays par les noms de Gypsies, Zingari, Zingeuner, Tziganes, Gitanos (Égyptiens), nous offrent aussi un exemple bien frappant de la conservation héréditaire de certains caractères psychiques.

D'après Pasquier, ils parurent à Paris pour la première fois en 1427; accusés de chiromancie et de sorcellerie,

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