‹ L'héréditéChapitre 17 sur 56 · HOMMES DE GUERRE · texte numérisé non relu

HOMMES DE GUERRE

Alexandre le Grand, mort a 32 ans, ne laissa qu’un fils posthume, tué à 12 ans.

Sa mère, Olympias, femme ambitieuse^ intrigante.

Son Philippe, rol.de Macédoine.

Son frère (demi-frère), Ptolémée; fils de Philippe par Arsinoé, si du moins On admet cette filiation tres-contestée.' Nous parlerons plus loin de la famille des Ptolémées. - .

Son petit-neveu (ou arrière-petit-neveu?) Pyrrhus, roi d’Épire, dont la ressemblance avec Alexandre a été depuis longtemps remarquée.

Bërwigk (le duc de), fils naturel de Jacques II et d’Arabeila Churchill. -

Son oncle maternel, John Churchill, duc de Malborough.

Bonaparte (Napoléon) ; La généalogie de cette famille est trop connue en France, pour qu’il soit nécessaire d’y insister.

Charlemagne. Succession remarquable en ligne direéte.

Son bisMml, Pépin d’Héristal.

les faits.

Son dieul, Charles-Martel.

Son père, Pépin le Bref. „ „

CoLiGNY (r amiral Gaspard de), tué à la Saint-Barthelemy.

Son père, Gaspard, maréchal de France, se distingua dans

les guerres d’Italie. 1 ^

Son oncle, \e duc de Montmorency, connétable de France. Boria, Andrea, Génois, amiral, homme d’Etat.

Son neveu, Filippino, lui succéda comme amiral et, battit les

Français. -, , , ,

Eugène (le prince). Napoléon le mettait sur le meme rang que

Turenne et Frédéric le Grand.

Son grand-oncle, le cardinal de Mazarin.

Gustave-Adolphe, non moins remarquable comme homme d’État que comme général; parlait le français, l’italien, le latin,

l’allemand; renouvela l’Université d’Upsâl.

Sa fille, Christine, qui réunit à Stockholm Grotius, Descartes,

VOSSiuS. ' . ri' -r

Son Usdieul, Gustave Vasa. Celui-ci eut une fille, Cecilia, qui ressemble à beaucoup d’égards à Christine.

Son petit-neveu, le romanesque Charles XII.

Hannibal, le plus grand d’une remarquable famille de généraux.

Sonjièfe, HamilcarBarca.

Ses frèm, Hasdrubal et Magon.

Maurice de Nassau, l’un dés plus grands capitaines de son

temps,' gouverna les Pays-Bas. ,

Son père, Guillaume d’Orange, «le Taciturne. »

Son grand-père, Maurice, électeur de Saxe. •

Son frère, Frédéric-Guillaume, stathouder.

Son petit-neveu, Guillaume III, stathouder et roi d’Angleterre. Son neuôM, Turenne.

Napibr, sir Charles, conquérant du Sund, a eu pour bisaïeul l’inventeur des tablee de logarithmes et compte huit membres distingués, comme généraux ou hommes d’État, dans sa famille. Ptolémées (les), famille des Lagides. ^ ^ .

Le fondateur de cette dynastie est Ptolémée Soter, fils de Lagus (d’aprèB d’autres, fils de Philippe de Macédoine et d’Arsinoé). — Trois hommes remarquables dans cette famille :

l’hérédité de la volonté. 149

Ptolémée Soter; son /tZs, ' Ptolémée Philadelphe; son peüt-fils, Ptolémée Evergète.

L’abâtardissement rapide de cette famille paraît un résultat de l’hérédité, amené par les mariages consanguins. Ptolémée II épousa sa nièce, puis sa sœur; Ptolémée IV, sa sœur, Ptolémée VI et' Ptolémée VII, tous deux frères, Épousent consécutivement la même sœur; Ptolémée VIII épouse deux de ses sœurs; Ptolémée XII et Ptolémée XIII épousent leur sœur, la fameuse Cléopâtre. - ■

Saxe (le maréchal de) était fils naturel d’Auguste II, roi de , Pologne, bisaïeul de George Sand.

SciPioN, P. Gornélius (Africanus Major), l’homme de guerre le plus'remarquable de la gens Gornélia, dont nous avons déjà parlé.

Son père, battu par Hahnibal.

Son grand-père chassa les Carthaginois de la Corse et de la Sardaigne.

Sa fille, Gornélia, la mère des Gracques.

Ses deux petits-fils, Tibérius et Gaïus Gracchus.

Tromp (Marten) et son fils Gornélius Van Tromp, tous deux célèbres amiraux hollandais.

Turenne, le plus grand général peut-être qu’ait produit la France, avant Napoléon,

Son père, Henri, duc de Bouillon, élevé à l’école de Henri IV, chef des huguenots.

Nous avons déjà indiqué la parenté de Turenne avec la maison d’Orange. .

Il nous eût été facile, en fouillant l’histoire, la nôtre en particulier, de produire un bien' plus grand nombre de cas d’hérédité. Ceux qui précèdent suffisent à écarter toute idée de coïncidence fortuite. — Si, en ce qui touche les grands généraux, les cas d’hérédité paraissent plus rares qu’ ailleurs, il n’y a pas lieu de s’en étonner. Beaucoup, doués de grands talents naturels, ont dû périr, avant d’arriver à la gloire ou d’avoir fondé une famille.

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