‹ L'hérésiarqueChapitre 117 sur 161 · Acte Quatrième 2 i g · texte numérisé non relu

Acte Quatrième 2 i g

Alors, tue-moi, parce que ma vie ne vous sauvera pas.

Astéria.

C'est possible.

Enguerrand.

Captif- Moi! Captif!

(// se trouve tout près d' Astéria ; soudain il plonge ses yeux dans les siens, marche à elle, et les mains droites, la saisit à la gorge.)

Ah ! Ah ! Ah ! crie maintenant, crie, chienne ! (Astéria se tord avec des râles.)

Il vaut mieux être captif que mort, et n'es-tu pas morte déjà, misérable?... Pas tout à tait, n'est-ce pas, parce que je desserre les doigts assez pour que tu puisses râler, sinon crier !... Veux-tu que je serre, dis ? j'en aurais le droit, double et triple traîtresse, et pourtant je ne veux pas, parce que je te méprise trop. On tue les bêtes féroces mais on laisse baver les bêtes sournoises. Si tu dois mourir de ma main que ce soit en louve à côté de ton mâle! Pour cela il faut que je sorte vivant d'Avignon, entendstu, je le veux ! je le veux !

(// lâche Astéria et remonte vers la porte.'

Un soldat.

Arrière !

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Enguerrand.

Arrière toi-même !

(Le geste du soldat interroge. Astèria fait signe que oui, Puis Enguerrand sorti ', qu' 'elle a suivi du regard, elle fond en larmes.)

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