‹ L'hérésiarqueChapitre 131 sur 161 · Acte Cinquième · texte numérisé non relu

Acte Cinquième

Ii"e FEMME.

Des torches pour éclairer ces jardins : qu'en diriez-vous, très douce reine ?

•2e FEMME.

Non, i'odeur est aflreuse et le sang est si beau quand il coule !...

3e FEMME.

Et alors l'amour si acre !

Le page Aymar.

Quoi, toujours du sang? N'est-il rien de plus exquis r Le parfum des fleurs ne vaut-il pas l'odeur de mort? Et le sang des flûtes ne vainc-t-il pas le râle des agonies ?

ASTÉRIA.

Bel enfant !

{Elle lui donne sa main à baiser.)

2e FEMME.

Oui, toute volupté tient dans un baiser. (A un chevalier.) Je t'aime !

Voix diverses.

A boire ! — Aimons-nous !

{Bruit de baisers et symphonies qui soudain se taisent. ,

-242 V Hérésiarque

3e FEMME.

Ah, tout est triste !

Le chevalier Bernard.

Le vin est amer.

Page 1