Demoiselle d'Anjou
A cette variété appartient le carieux cas suivant rapporté par Jacques Duval :
« Durant le temps que j’estois au pays d’Anjou, dit-il, il y a quarante-cinq ans, un gentilhomme et sa femme plaidoient devant TOfficial dudit lieu, tendant à fin le demandeur, que le mariage qu’il avait contracté avec sa femme fust solust et déclaré nul, et qu’il lui fust permis de se remarier.
» La cause du divorce prétendu était que cette demoiselle avait un membre viril, long de deux travers de doigt, en la partie supérieure de l’ovale mulièbre, lieu auquel devoit estre le clitoris, qui se dressait alors que son mari vouloit avoir sa compagnie, et le blessoit, de sorte qu’il n’avoit encores eu décente habitation et copulation avec elle.
» La visitation faite, le fait cognu véritable et ouy l’offre juge pertinent du mari : c’est que si elle . vouloit permettre qu’on luy coupast ladicte partie superflue et inutile en une femme, il accorderait, que le mariage perséverast, comme il avoit été célébré ;
» Et le refus de ladicte demoiselle, qui accor- j doit plustot la solution du mariage, que de per- | mettre l’amputation de cette partie, qu’elle vouloit \ réserver, ainsi que Nature l’avoit formée, le mariage fut du consentement des deux parties déclaré ;
l’éthiopienne de R. COLOMB 47
.'Dlut et cassé, rhomme permis de prendre telle ::mme qu’il adviseroit bien estre. »