‹ L'hermaphrodismeChapitre 32 sur 57 · Cas de T^o:{ii · texte numérisé non relu

Cas de T^o:{ii

Dernièrement S. Po7zi (1889) présentait encore il la Société d’anthropologie de Paris un sujet d’aspect féminin, vêtu en femme et chez lequel on 'Deut constater les particularités suivantes caracté- ,'isant un hermaphrodite de type masculin.

La verge a un très faible développement; au-desi jous le scrotum est profondément fendu et au fond il a deux orifices : l’antérieur est celui de l’urèthre, le postérieur un peu plus large conduit dans une sorte id’infundibulum terminé en cul-de-sac et profond de centimètres. De la partie inférieure du pénis rudinientaire part une bride qui contourne le méat et v/a se perdre sur le pourtour de l’infundibulum, :;’est la bride masculine de M. Pozzi. Les testicules 53ont fort petits et non descendus; on peut pourtant lies constater dans le canal. Aucune trace d’utérus.

A l’âge de quatorze ans, ce sujet eut des signes cde puberté et commença à être irrégulièrement rréglé six à sept fois par an environ ; on n’a pu

Ch. Deh'erre — L’hermaplirodisme. 7

observer encore exactement d’où provenait le sang.

Au point de vue psychologique, ses penchants et ses goûts sont mixtes comme sa conformation physique. Classé comme fille, ce sujet avait dès sonenfance à la fois des goûts de fille et de garçon. De dix-huit à vingt ans, il éprouva du penchant pour : les femmes et eut des maîtresses. La longueur de la bride masculine permet en effet chez lui une érection complète et suffisante; l’éjaculation se fait naturellement par l’orifice de l’urèthre à la base du pseudo-pénis. Pendant dix ans, ce sujet eut des rapports avec des femmes, puis vers l’âge de trente ans, il devint la maîtresse d’un homme pour lequel il eut la plus grande affection, ce qui ne l’empê- , chait pas entre temps d’avoir des rapports avec des i femmes. — C’est d’ailleurs un sujet non dégénéré, j assez intelligent, travailleur. [

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