HERMAPHRODITES APPARENTS
offrir de sérieuses difficultés dans la détermination du sexe. Sans doute la verge se distinguera souvent du clitoris, si développé que puisse être ce dernier, par le volume du gland et la saillie de la couronne; sans doute les replis qui bordent la fissure du scrotum ne simulent qu’imparfaitement la vulve, mais ces signes n’ont pas une valeur absolue. L’excrétion de sperme avec ses éléments cellulaires caractéristiques lèverait tous les doutes. Il n’en est pas de même, rappelons-le, de l’écoulement menstruel, car non seulement on peut observer des hémorragies périodiques chez les mâles, mais il faut toujours songer à la simulation possible et à la supercherie.
Nombreuses ont été les erreurs du sexe se rapportant au pseudo-hermaphrodisme masculin, et c’est à cette catégorie, nous l’avons déjà fait pressentir, qu’une fille à Toccasion d’un effort quelconque, devient garçon par la descente brusque des testicules jusque-là retenus dans le ventre ou le canal inguinal.
Ce qu’il y a de remarquable dans ces vices de conformation que l’on observe aussi, du reste, dans la simple cryptorchidie ou chez les eunuques du sérail, c’est leur retentissement sur l’ensemble de l’économie, qui prend les caractères propres au sexe féminin. « En même temps que les organes sexuels prennent une ressemblance avec ceux de la femme, dit Geoffroy Saint-Hilaire, l’organisation tout