HERMAPHRODITES APPARENTS
by'ide masculine du vestibule de la femme-, qu’ils ont un orifice vulvaire ou vestibulaire pouvant porter un hymen (Pozzi, Sànger) suivi ou non d’un vagin ; qu’enfin la fente vulvaire est bordée par des grandes et même des petites lèvres. — En un mot, le pseudo-hermaphrodisme apparent est le résultat d’un arrêt dans l’évolution des organes génitaux externes, qui se maintiennent dans un état voisin des premiers stades embryonnaires et rappelant le cloaque des vertébrés ovipares.
La plupart de ces sujets ont les mamelles, les fesses et les cuisses, le larynx et la voix d’une femme; la barbe rare ou bien fournie, ce qui, dans ce dernier cas, avec les seins bien développés, ne constitue pas un des caractères les moins frappants.
Le chirurgien peut-il quelque chose en faveur de ces malformés ?
Jusqu’ici, la chirurgie a eu peu à intervenir dans ces sortes de cas.
Mais en présence d’une simple soudure des lèvres de la vulve, le chirurgien sera autorisé à pratiquer la désunion par décollement, ou, au besoin, par incision.
La bride sous-pénienne gêne-t-elle l’érection et le coït chez les pseudo-hermaphrodites mâles, comme c’est presque toujours le cas, on serait également autorisé à la sectionner ou même à l’exciser pour permettre à la verge infléchie de ces
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I iujets de se redresser, quitte à faire ensuite de l’au- I tiifplastie par glissement pour combler la brèche.
On pourrait aussi, le cas échéant, faire ce que iîéclard avait proposé à Marie-Madeleine Lefort, "est-à-dire aller à la recherche d’un vagin qui ne l’ouvrirait pas à l’extérieur.
§ 2. — Hermaphrodisme vrai.
Cœlius Rhodigin raconte qu’à Ferrare, en Lomjjardie, naquit un corps monstrueux qui, outre |[u’il avait deux testicules, « se trouvait fourni des natures tant d’homme que de femme, situés costé à costé l’une de l’autre. »
A. Paré rapporte qu’en 1426, vint au monde à Hobarchie en Palatinat deux gémeaux joints dos à llos, qui de plus « estoient hermaphrodits. »
Realdo Colomb le Crémonois, dit de son (ôté avoir vu en Italie une femme avec « quatre f 'aisseaux déférens », et portant matrice, petite verge et scrotum.
Ce sont là les premières traces historiques avérées Üe l’hermaphrodisme vrai.
L’hermaphrodisme vrai, selon ses formes et sa uerfection, est bilatéral^ unilatéral ou alterne.
A cette catégorie se rapportent les cas obervés )>ar Virchow en 1872, par Boddaert en iSyô, et nar Marchand en i883.
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HERMAPHRODITES VRAIS