‹ L'hermite du Faubourg Saint-GermainChapitre 38 sur 54 · AU CIMETIÈRE PU P. LACHAÏSE · texte numérisé non relu

AU CIMETIÈRE PU P. LACHAÏSE

(Novcmbrt i8a«. )

Lis cimetiëfe dé l'Est où du P. Lachaisè n'est ouvert que depuis quinze ans ; et déjà plusieurs géBérations y reposent et nous attendent au rendez~yous ; déjà da songe à agrandir ce vaste magasin de la mortalité , tant les rangs y sont resserrés. Je demande pardon à mes lecteurs si je débute par une si triste réflexion ; mais peutil en naître' d'autres 4e la lecture de Touvrage que j'ai à leur annoncer, de la description d'un cimetière? Un pareil sujet impose même à la frivolité , et la rend malgré elle sérieuse et pensive : irait^-on s'égayer sur des tombeaux?

On n'en compte pas moins de quâize- mille

dans le seul cimetière du P. Lachaise. M. Marchand de Beaumbnt a décrit les plus remarquables , soit par leur structure , soit par les dépouilles qu^iîs fenfermenf; et ici, dû moins', une idée consolante vient adoucir ce que le sujet offre de repoussant aux esprits faibles et timides. C/Bi^'inoniimens sont, à^mes yen « la ^ éparatioii d^un grand outrage fait à la morale publique dails un tems que nous voudrions pouvoir effacer de notre mémoire.

Alors la religion des tombeaux fut méconnue.

Les morts furent même bannis de leurs pieux ^iles : pn trpubla (eue paix , pu çrafipfqiâit. leurs cendres:, encore > plus d'bow^urs âvi^bs^s^ plus d'Ifpmmages publics. Le. cer^uf^i|,^i^éé^ cerameat porté a^ champs du^r^pos,. affligedit tous lesreg^^^. Si , du mpips, à défaut d'une toipbe qu'on refusîiit à ses.ri^gjrp.ts , le fils .avait pu reconoaitre Tbiimble g|t:|pn qui cowvcait la cendre de son p^r^ , il sciait allé dans V^mbre et à la iérpbée r.arroser ifi m& iil^f^rs; mais pouvait-il remplir ce djernipr; 4eypir de Jaipiété iiliale^u milieu. de tant. 4^ s^jidavr^ pêl^-mâe entassés? Jamais Ia:n|Qrt^9Q ^j^t.plus.bideii^e qi],':à'Cette époque.; riearn?ien .dimiai*aît' V'bor-

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