‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 126 sur 220 · LIVRE III. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE V

toute la communauté. Elle fit plus, voulani assurer à JéÉsus-Carisr, un tribut d’hommages, qui lui était rendu par des âmes si pures et si ferventes; elle désira que les sœurs de la Congrégation s’engageassent à le lui offrir à perp tuité, en acceptant une Füadation particulière, pour le soutien de laquelle, elle offrit une somme de trois mille livres. Les Sœurs l’acceptèrent avec joie et reconnaissance, et M.

Dollier de Casson approuva une Fondation, si utile et si religieuse. Enfin, pour qu’il ne manquât rien aux honneurs qu’elle désirait de faire rendre à Notre-Seigneur dans cette Eglise, elle y fonda une Messe quotidienne qui devait y être célébrée par un prêtre du Séminaire, à l’heure la plus commode pour les Sœurs, et assigna pour cette Fondation une somme de huit mille livres.

L'amour si ardent de la Sœur Le Ber

pour le Très-Saint Sacrement, qui seul

l'avait attirée et la retenait dans sa cellule, fut aussi le seul motif de toutes les dures privations, et des austérités volontaires,

qu’elle y pratiqua constamment. En 1698,

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M. de Saint Val. Evêque de Québec, étant revenu de Fiu.ve, et ayant fait sa visite à la Congrégation, fut bien aise d’y voir cette sainte Recluse, dont il avait entendu parlé avec estime et vénération. Il se fit donc conduire à sa cellule ; et après qu’il se fut informéde sa manière de vivre,

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il ne put s’empêcher d’en être singulière-

ment frappé, et d'admirer lui-même tout

ce que produisaient de force, de générosité

et de constance, dans cette âme céleste, | sa toi vive et ardente, et les flammes de sa charité, envers JÉsus-CHrisr au Très-Saint Sacrement.

Sur ces entrefaites, deux Anglais de considération, qui se trouvaient à Ville- Marie, et qui connaissaient la famille Le Ber, témoignèrent au Prélat le désir de la | voir dans sa solitude, pour s'assurer par eux-mêmes, si tout ce qu’ils en avaient entendu dire, était conforme à la vérité. Il ne douta pas, que la vue de cette sainte Recluse, ne fit sur leurs cœurs une salutaire impression; et voulut bien, les conduire lui-même à sa cellule. Ils furent extraor-

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