LIVRE III. — CHAPITRE VII
où il réside: la soustraction dont nous parlons n’ayant pour objet que ce qu’il y ade sensible dans les dous de Dre, et n’affectant pour cela, que la partie inférieure de l'âme. Après donc que Dixu eût retiré à la Sœur Le Ber ses dons sensibles, elle passait ses longues oraisons dans des épreuves accablantes : il lui semblait qu’il n’y eût dans son esprit qu’obscurité profonde ; et dans son cœur que sécheresse continuelle, et complète aridité. Elle n’eût plus alors pour guide que la foi pure et simple en la bonté de Dieu envers elle ; et pour soutien que la soumission à sa trèssainte volonté. Il est vrai que par intervalle, Dieu faisait briller dans l'esprit de sa fidèle servante, quelques petits traits de lumière très vive et très pénétrante ; et laissait tomber sur son cœur quelques gouttes de la source immense de ses ineffables consolations. Mais c'était pour la replonger aussitôt dans les obscurités précédentes, et lui laisser éprouver de nouveau ses premières aridités. Voilà comment elle a passé les vingt dernières années de sa vie
Par ce moyen elle a mis le comble à ses sublimes vertus ; et a laissé encore dans sa personne, un parfait modèle, de la fidélité
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que doivent à Drev, les âmes qu’il daigne sanctifier par ces sortes d'épreuves.
Plusieurs, rebutées bientôt, des aridités
apparentes, qu’elles rencontrent, alors,
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dans la piété, se relâchent aisément de la fidélité à leurs exercices, dans lesquels elles
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ne trouvent plus aucun goût. Ce ne fut