LIVRE IV. — OHAPITRE II
une preuve bien touchante à sa mort.
Quoique les Sœurs de la Congrégation n’exigeassent point de dot, de la part des postulantes qui ne pouvaient en fournir aucune : il leur avait laissé par son testament, la somme de deux milles livres, à la charge pour elles de recevoir dans leur Institut, Anne Barroy, dont on a parlé, si Dreu lui donnait cette vocation ; ou dans l’autre cas, tel sujet que Mademoiselle Le Ber, sa fille, présenterait, et que la Communauté aurait pour ag-éable. Il laissa aussi la somme de trois mille livres, pour servir de dot, à une autre de ses nièces, Marie, Elizabeth Lemoyne de Longueuil, dans le cas qu’elle embrassât la vie religieuse. (*)
(*) Cette généreuse prévoyance de M. Le Ber, es une preuve touchante de la délicatesse et de l’élévation de ses sentiments. Il aurait pu sans fournir aucune dot pour Anne Barroy, demander son entrée à la Congrégation, en considération des largesses nombreuses, faites par Jeanne Le Ber, sa fille, à cet Institut. Il aurait pu même réclamer pour sa protégée, le privilége que la générosité chrétienne des Sœurs, a tou-