‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 171 sur 220 · LIVRE IV, — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE IV, — CHAPITRE III

même son ménage, et soigner sa maison.

‘ L’intention de la fondatrice, dit-elle, est ‘“ donc que ces filles, nourries et entrete- “nues dans le Pensionnat, y soient ins- ‘ truites de tout ce qui leur est nécessaire, ‘ pour être dans leur condition de bonnes ‘ et véritables chrétiennes. Pour cela, on ‘leur apprendra (outre la doctrine chré- ‘ tienne) à lire, à travailler aux ouvrages ‘ qui leur sont propres, à faire leur linge, ‘ leurs hardes, à les racommoder, à filer, à ‘ tricoter, et à laver leur linge. En outre, “elles aideront, chaque semaine, l’une ‘après l’autre, à la cuisine, et aussi à ‘ laver la vaisselle ; afin de leur apprendre ‘ par là le ménage, et de les entretenir dans ‘ l'humilité.”

En exigeant qu’on les formât de la sorte, la Sœur Le Ber fit preuve d’une rare sagesse, et tout à la fois, d’une véritable affection pour ces enfants, qu’une éducation différente eut rendue la plupart malheureuses, dans la suite. C’est ce que ne montra que trop, l’exemple des pensionnaires de la célèbre maison de Saint-Cyr,

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