‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 182 sur 220 · LIVRE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE IV

au Très-Saint Sacrement, et son amour ardent pour sa personne adorable, Pavaient attirée dans sa cellule, et l’y avaient tenue renfermée constamment. Dans ce dernier moment, à juger de ses dispositions intérieures, par ce qui parut dans l’expression de son visage ; il sembla qu’elle renouvelait et réunissait dans son cœur, tous les mouvements de religion, d'amour et de confiance qu’il avait jamais pu produire, et qu’elle les offrait à son divin Époux, comme le plus parfait hommage dont elle fut capable, et le dernier effort de tout son être.

Aussi, dès qu’elle eût reçu Notre-Seigneur, oubliant alors ses souffrances, et les soins que réclamait son état; n’étant plus occupée que de son bonheur: elle fit tirer les rideaux de son lit, afin d’être dans un plus parfait recueillement, et de se livrer avec plus de liberté, à toute la ferveur de son amour. Elle passa ainsi le reste de cette journée, dans des actes d’abandon de tout elle-même, entre les mains de Drev, à qui elle offrait avec joie et réitérait sans cesse le sacrifice de sa vie; et aussi, dans de

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saints transports d'amour vers l'Époux céleste, qu’elle appelait de toute l’ardeur de ses désirs.

Sentant qu'elle s’affaiblissait toujours davantage, elle demanda elle-même, le Sacrement de l’Extrême-Onction, qui lui fut administré le lendemain, vers deux | heures du matin. Àprès quoi, elle entra dans une douce et tranquille agonie, pendant laquelle on fit pour elle les prières ordinaires des agonisants. Enfin, dans les sentiments d’une joie douce et d’une paix inaltérable, qui semblaient être une participation anticipée du bonheur des Saints :

elle rendit son âme à son CRÉATEUR, le 3 Octobre 1714, à neuf heures du matin, à l’âge de cinquante deux ans, neuf mois,

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