‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 32 sur 220 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

M‘ LE BER ENTRE AU PENSIONNAT DES URSU- LINES DE QUÉBEC. SA MORTIFICATION, SA POLITESSE. SA CHARITÉ POUR SES COMPAGNES.

Quoique les Mémoires, qu’on nous a lais-

sés sur Mie Le Ber, ne nous apprennent pas, ! si la Vénérable Sœur Bourgeoys, fondatrice ; de la Congrégation, eut quelque part à sa | première éducation, nous ne pouvons guère À douter, que de concert avec la pieuse mère | de cette sainte enfant, elle ne lui ait donné

des soins particuliers, en formant son cœur à la vertu, et en lui enseignant les premiers éléments des lettres humaines. C’est ce | qu’elle faisait à l'égard de toutes les petites filles de Ville-Marie, de quelque potion

qu’elles fussent, tant était grande l'estime que les parents avaient conçue de sa vertu, et la bénédiction dont Dieu se plaisait à couronner son zèle pour la sanctification de l'enfance.

Lorsque la jeune Le Ber eut atteint sa huitième année, la Sœur Bourgeoys se voyant hors d'état de suflire à l’éducation des enfants du pays, par défaut de coopératrices, qu’elle ne pouvait encore trouver en Canada, prit la résolution de repasser en France pour en ramener avec elle; et aussi pour solliciter à la Cour, des Lettres Patentes, qui pussent assurer l’avenir de son nouvel Institut. Ce voyage priva la Colonie pendant deux ans de la présence de cette sainte fondatrice. Ce fut apparemment

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cette absence de la Sœur Bourgeoys, et l'assurance de trouver chez les Ursulines de Québec, tout ce qu’elle pouvait désirer pour l'instruction de sa fille, qui déterminèrent : Madame Le Ber à la placer auprès de ces Religieuses, afin qu’elle y achevât son éducation. Quoiqu’elle n’eût que cette seule fille, qu’elle l’aimât très tendrement, et

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