SA RELIGION ENVERS LE TRÈS-SAINT SACREMENT
L'application de Mie Le Ber, à marcher en la présence de Dreu ; le besoin que son cœur éprouvait, de s’entretenir avec lui, dans l’oraison ; l’empressement avec lequel elle saisissait toutes les occasions de recourir à ce saint exercice; enfin sa fidélité constante à plaire à Dieu en tout: de si heureuses dispositions, rendaient sa vie en quelque sorte, céleste, et semblaient l’avoir associée if aux Anges, quoiqu’elle vécût encore dans un corps mortel. C’était sur le modèle de ces Esprits bienheureux, qu’elle réglait sa
propre conduite, à cause de la vénération singulière, que dès sa plus tendre enfance, elle avait conçue pour eux. ‘L'idée des ‘ Saints Anges, qui sont sans cesse en la ‘ présence de Dreu dans le ciel,” rapportent ses Maîtresses, ‘‘ l’affectait d’une fason tout- ‘“ à-fait extraordinaire ; et elle ne pouvait ‘ penser à ces bienheureux Esprits, sans ‘“ éprouver dans son cœur, de grands senti- ‘ ments de confiance et d'amour.” Cette confiance, fondée sur la charité des Saints Anges pour nous, et sur leur puissance auprès de Dreu, portait Me Le Per à recourir à eux, dans tous ses besoins ; et elle éprouva sensiblement l'effet de leur assistance, dans une multitude d'occasions, comme nous en rapporterons quelques exemples dans la suite de sa vie.
Parmi les Saints Anges, elle avait surtout recours à Saint Michel, et à son Ange Gardien. L'Archange St. Michel, qui avaitpris si hautement le parti de Dieu, contre les anges rebelles, en s'écriant: Qui est semblable à Dieu? Ce prince de la milice céleste lui inspirait une particulière confiance, et