LIVRE II. —— CHAPITRE II
lui laisser, et le seul qui pôt la rendre véritablement heureuse. Leur conduite en ce point, pourra passer pour trop sévère, au jugement de bien des parents qui se disent chrétiens; mais combien qui se font d’étranges illusions sur cette matière importante !
A peine leurs filles sont-elles sorties des pensionnats, qu’ils leur procurent de ces sortes de réunions privées. Ils se proposent, disent-ils, de les former aux manières du monde, et de leur apprendre à le connaître ; et ils ne considèrent pas, que par les dangers auxquels ils les exposent, souvent ils leur font faire une triste expérience du mal, que peut-être elles avaient ignoré jusqu'alors.
Comme si à cet âge critique, une jeune personne, n’avait pas assez d’ennemis intérieurs à combattre, qui font une guerre incessante à son imagination et à son cœur:
ils lui en suscitent au dehors, par ces réunions, une multitude d’autres bien plus dangereux et plus perfide: Le choix et la qualité des personnes invitées à y prendre part; la confiance et FAN
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