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Marguerite Lemoyne, ses cousines. Le parfait dégagement du monde, que Me Le Ber admirait dans ces vierges chrétiennes, leur humilité sincère, leur simplicité évan-
gélique, leur amour pour la pauvreté, la générosité de leur zèle pour la sanctification de l’enfance ; enfin, toutes les vertus dont elles offraient l'exemple à la Colonie, étaient pour Mie Le Ber une sorte de parfum céleste, qui l’attirait fréquemment à la Congrégation ; et comme de son côté elle était, pour ces saintes filles, un sujet d’édification
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singulière, on recevait toujours ses visites avec beaucoup de satisfaction.
Toutes ces jeunes personnes lui offrirent autant de modèles de ferveur : l’une d’elles, cependant, par une disposition particulière de la divine Providence, la touchait plus encore que les autres. (C’était une âme d'élite, qui par les attraits de grâce qu’elle éprouvait, et par sa fidélité à y correspondre, semblait murcher à grands pas dans la voie du dégagement parfait, où Mie Le Ber était attirée elle-même; et comme, par les entretiens qu’elles avaient ensemble, M! Le Ber se sentait toujours plus saintement élevée à Dreu, et plus étroitement unie à lui: elle se lia avec elle d’une amitié très étroite.
Cette amitié, dont la vertu fut seule le motif et la fin, était un moyen ménagé par la divine providence à Mle Le Ber, pour l’exciter à une perfection plus grande encore, que celle qu’elle avait pratiquée jusqu’aiors, et à un détachement pius entier du monde et de toutes les choses de laterre. Eile re quittait jamais sa sainte amie, qu’elle ne se sentit, en effet, attirée à ce détachement
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