‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 74 sur 220 · LIVRE II. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE IV

avait inspiré à tous une singulière dévotion, envers la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, le modèle parfait de toutes les familles chrétiennes. C’était sur ce sublime original, que chacun s’efforçait de former sa propre conduite: les enfants sur celle de l'Enfant Jésus; les pères, sur celle de Saint Joseph; et les mères, sur celle de Marie. (*) L'Enfant JÉsus n’aimait Marie

(*) On peut voir dans la vie de M"* Mance, l'histoire de l’institution de la confrérie de la Sainte Famille, et sa propagation rapide dans tout le Canada, tom. 1, p. 229 et suivantes. On conserve encore au greffe de Ville-Marie, un monument bien honorable aux citoyens de cette ville, qui donnèrent naissance à cette confrérie. Un an après la naissance de M Le Ber, le 27 janvier 1663, sur l'invitation de M. de Maisonneuve, cent quarante citoyens de Ville-Marie, s’offrirent volontairement, pour former la Milice de la Sainte Familles Jésus Marie et Joseph; et furent enrolés par escouades, chacune de sept hommes, le tout formant ainsi vingt escouades. (C'était tout ce qu’il y avait alors d'hommes dans Ville-Marie, en état de porter les armes. M. Jacques Le Ber est dans la huitième, ainsi que M. Charles Lemoyne (de Longueuil) son beau-frère. Dans le préambule de ce rôle, M. de Maisonneuve s'exprime en ces termes: !! Sur les avis qui nous ont été donnés

et Joseph que pour Dev, et en vue de Dreu. Quelques bienfaits qu’il eut reçus de leur part, quelque parfaits que fussent ses saints parents: il les aimait, non pour eux-mêmes, mais pour Dieu vivant dans leurs personnes; et s’il leur donnait des marques sensibles d'affection, c'était à Dieu rendu sensible dans eux qu’il les donnait.

Voilà le modèle sur lequel M Le Ber réglait son amour envers ses parents. Elle ne les aimait que pour Dieu, et les devoirs de respect et d'affection qu’elle leur rendait étaient autant de devoirs religieux; parce que, dans ses parents, elle honorait et aimait Drev lui-même. Mais sachant, que Drev, notre premier père, a droit d’être obéi, et

‘ de divers endroits, que les Iroquois avaient formé ‘le dessein d'enlever de surprise ou de force cette habitation : attendu que cette Ile appartient à la Sainte Vierge, nous avons cru devoir inviter et exhorter { ceux qui sont zélés pour son service de s'unir en ‘semble... Ordonnons de faire insinuer au greffe de ft ce Lieu, les noms de ceux qui se feront enrôler, pour (“leur servir de marque d'honneur, comme ayant exposé ‘ leur vie, pour les intérêts de Notre-Dame et le salut ‘ public.”

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