‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 99 sur 220 · PARFAITE · texte numérisé non relu

PARFAITE

Depuis que la Sœur Bourgeoys était réunie en communauté avec ses ferventes coopératrices, elle avait soupiré elle-même après le moment, où elle pourrait posséder

le Très-Saint Sacrement dans sa maison.

Jusque là, la petitesse de l’oratoire où Îles Sœurs de la Congrégation se réunissaient pour prier, et sa contiguité avec les autres pièces, destinées aux usages ordinaires, l’avaient empêchée, à cause de son grand respect pour la présence de JÉsus-CHrisT dans ce inystère, de solliciter des Supérieurs Ecclésiastiques, la permission de l’y posséder. Enfin, de concert avec ses sœurs, elle résolut de faire construire, dans le jardin de sa maison, et à côté même du bâtiment de la communauté, une Église de 54 pieds de longueur, sur 26 de largeur, où le Très- Saint Sacrement pût reposer, avec tout l'honneur et toute la décence convenables. On mit, sans délai la main à l’œuvre, au printemps de l’année 1694; et il fut convenu avec les ouvriers que la maçonnerie serait achevée, avant la fin du mois de juillet suivant. (*)

(‘) Les Sœurs de la Congrégation confièrent l’exécution de la maçonnerie à Pierre Gay, tailleur de pierres et maître-maçon de Ville-Marie, Jacques Archambault

Le

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