mars. Procès I, p
2. « La segunda... es negar el orden que Dios tiene puesto para la justification del aima, que es por medio de las virtudes, y el cumplimiento de su Ley y Mandamientos. » Obras de Santa Teresa. Don Vicente de la Fuente, [, p. 576. Madrid, 1861.
ceux qui l'ont connue à Domremy comme enfant et comme jeune fille. Ils nous diront ce qu'ils ont vu de leurs yeux et entendu de leurs oreilles.
On trouvera, sans doute, que les dépositions de ces braves gens de Domremy sont toutes semblables les unes aux autres. Cela n'a rien d'étonnant. Ce sont des réponses données aux questions posées à chacun d'eux, et pour cette raison même elles revêtent une forme à peu près identique. Et de plus chaque témoin ne pouvait raconter que les mêmes faits.
C'était à chaque interrogatoire un récit d'innocence, de simplicité, de douceur, de piété, de dévotion, de fréquentation des sacrements, de charité envers le prochain et envers Dieu.
On a dit que l'histoire du monde consiste généralement dans le récit d'actes de violence et de méchanceté. Mais il y a nombre de personnes dont on ne connaît pas la vie simple, bonne et chrétienne, parce que dans ces vies il n'y a rien qui pique la curiosité.
Aussi le témoignage des gens de Domremy pourra paraître un peu monotone. Cependant quand nous voyons apparaître les témoins des différents âges de Jeannette, les témoins
L EDUCATION CELESTE DE JEANNETTE
de sa naissance, les témoins de son enfance, les témoins de sa jeunesse, nous éprouvons une profonde impression de la vérité et de la réalité de ce qu'ils nous disent.
Il va sans dire que les dépositions de ces témoins furent faites en français. On les rédigea en latin, et on les mit en style indirect. Mais afin d'éviter l'inconvénient de ce style, les extraits suivants ont été remis en stvle
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direct. Ils seront du reste cités d'après la traduction très exacte du savant Père Ay rôles, S. J. (La vraie Jeanne d'Arc, t. II). Nous nous permettons de lui offrir l'expression de notre reconnaissance.
« Jeannette aimait à aller et allait souvent à Téglise... Lorsque, dans les champs, elle entendait sonner la messe, elle quittait le travail, allait au village et à l'église, et y entendait la messe... J'ai vu Jeannette se confesser au temps pascal et aux autres fêtes de l'année. »
Jean Moret.
« Depuis son enfance jusqu'à son départ de la maison paternelle, ce fut une fille de bonnes mœurs, chaste, de vie irréprochable. Elle fréquentait dévotement les églises et les lieux de piété... Elle aimait à se confesser aux jours convenables... A mon avis aucune fille n'était meilleure dans les deux villages (Greux et Domremy). »
Béatrix, Veuve d 'Estellin.
« Ses manières étaient bonnes, simples et
douces; son amour de Dieu lui faisait pratiquer de fréquentes aumônes, et la conduisait souvent en dévotion à l'église. »
Jeannette Thé venin.
« J'ai vu Jeannette dans ses premières années et tant qu'elle a vécu à Domremy. J'atteste, sous la foi du serment, que c'était une fille bonne, menant une vie vertueuse et sainte, en personne sage et prudente. Elle aimait aller à l'église, craignait Dieu... ses confessions étaient fréquentes. »
Jeannette Thiesselin.
« Elle aimait à fréquenter l'église et les lieux de dévotion... Je crois qu'elle aimait à se confesser, car elle était fort dévote. »
Gérardin d'Epinal.
« Jeannette était bien imbue dans la foi catholique et les bonnes mœurs. Simple, bonne, pudique, dévote, craignant Dieu, telle que je l'ai vu. Elle aimait l'église et on l'y trouvait souvent... Elle aimait aussi à se confesser et le faisait souvent ainsi que je l'ai vu. »
Isabellette d'Epinal.
(( Simple, douce, elle fréquentait volontiers les églises... Elle avait la réputation d'aimer à se confesser. »
Bertrand Lacloppe.
« Jeanne la Pucelle était une fille vertueuse; elle aimait l'église, servait Dieu, et à Pâques se confessait volontiers. »
Thé venin.
« Jeannette la Pucelle fut, et a été, une fille bonne, chaste, simple, pudique, ne jurant ni Dieu ni ses Saints, craignant Dieu. Elle allait souvent à l'église, se confessait souvent.»
Perrin.
w Une bonne fille, craignant Dieu, aimant à aller à l'église... à Pâques elle ne se faisait pas prier pour se confesser. »
Jacquier.
(( Elle était une bonne et chaste fille; elle craignait Dieu, allait volontiers à l'église... Je crois qu'elle se confessait souvent dans l'année à partir de l'âge de raison. »
Jean, dit Moen.
« Je connaissais très bien Jeannette la Pucelle... Elle était bien établie dans la foi chré-
tienne, et, à mon avis, bien affermie dans les bonnes mœurs... Elle était si bonne, simple et dévote, que moi qui vous parle, et les autres jeunes filles, nous lui disions qu'elle avait trop de dévotion... Elle aimait la confession, et je l'ai vue bien des fois à genoux devant le curé de la paroisse. »
Mengette Joyart.
« Jeanne était une bonne fille, simple et douce. Elle se plaisait à l'église et aux lieux de piété, et y allait beaucoup; souvent on la faisait rougir, parce que les gens lui reprochaient d'avoir trop de dévotion à aller à l'église; car j'ai ouï dire au curé d'alors qu'elle se confessait trop souvent. »
Hauviette Gérard.
« Jeanne était une bonne fille, simple, douce, formée à la vertu. Elle se plaisait à aller à l'église, ainsi que j'en ai été témoin. »
Colin.
« Elle était bonne et simple, fréquentait les églises et les lieux consacrés à Dieu... Elle se plaisait à se confesser, ainsi que le disait alors le prêtre de Domremy. »
Waterin.
(( Elle se confessait souvent; je le sais, car je conversais avec elle, et bien des fois je l'ai vue à confesse. »
Le Buin.
« Elle était bonne, simple, dévote, révérait Dieu et ses Saints... Elle passait pour aimer à se confesser. »
Simonin Musnier.
« Elle se présente à moi comme une fille très douce, bonne, chaste et prudente; elle se plaisait à aller à l'église... Elle passait pour aimer à se confesser et le faire souvent. »
Jean Jacquard.
« J'ai vu qu'elle se plaisait à aller à l'église où on la trouvait souvent; qu'elle aimait à se confesser et qu'elle le faisait dévotement; je crois qu'il n'y en avait pas de meilleure dans la localité. »
Gérard Guillemette.
« J'ai entendu bien des fois M. Guillaume Front, en son vivant curé de Domremy, raconter que Jeannette dite la Pucelle, était une fille bonne et simple, dévote, bien à ses devoirs, craignant Dieu si bien, qu'elle n'avait
pas sa pareille dans le village. M. Front l'entendait souvent en confession. »
Etienne de Sionne, Prêtre.
« J'ai connu Jeanne depuis l'âge de dix ans jusqu'à son éloignement de la maison paternelle. C'était une fille bien réglée dans ses mœurs, vertueuse; elle aimait beaucoup à se trouver dans les églises et dans les lieux de piété... Elle aimait la confession et en usait souvent; je l'ai confessée quatre fois; trois fois dans un carême, une autre fois pour une solennité, et, comme je l'ai dit, c'était une fille vertueuse. Elle avait une telle révérence pour Dieu que dans l'église elle était quelquefois prosternée la face contre terre devant le crucifix; d'autres fois, les mains jointes et immobile, elle tenait les veux fixés sur la Croix, ou sur la Bienheureuse Vierge. »
Henri Arnolin, Prêtre.
« J'ai connu et vu Jeannette les trois ou quatre années qui précédèrent son départ. De bonnes mœurs, honnête dans sa conversation, elle allait fréquemment à l'église. »
Dominique Jacob, Prêtre.
« Elle venait quelquefois à ma maison, et l'impression qu'elle m'a laissée c'est qu'elle était une fille bonne, simple et dévote. »
Geoffroy de Toug.
« Elle était et elle fut une fille d'une conduite vertueuse, bonne catholique, fréquentant l'église et les lieux de piété. »
Nicolas Bailly.