INTRODUCTION
Nous avons quelque peu hésité à adopter comme titre de notre travail cette expression empruntée au vocabulaire militaire qui, si elle est évocatrice, n’est pas encore entrée dans le langage écrit. Elle est devenue familière à tous depuis la grande guerre, et on sait qu’elle désignait ce moment bien précis et déterminé à l’avance où une attaque devait être déclenchée. Ce moment, le soldat l’attendait avec une inquiétude mêlée d’impatience, dans un état d’âme voisin de celui de la femme qui attend le début du travail avec une impatience mêlée d’une certaine inquiétude.
La question de la répartition des naïssances entre les différentes heures du jour et de la nuit a fait l’objet de nombreuses études; au contraire, on s’est peu occupé, jusqu'à présent, de l’heure du début du travail, spontanément déclenché. Pourtant, celle-ci seule présente de l'intérêt, car c’est le début du travail qui est le phénomène initial et qui déterminera finalement, après un délai plus ou moins long, suivant que les contractions seront plus ou moins intenses et les résistances plus ou moins marquées, le moment de l'expulsion. .
C’est pourquoi, dans cette étude sur l’horaire des phénomènes obstétricaux, nous considérerons surtout l’heure du début du travail et des phénomènes qui le
précèdent quelquefois : A prématurée des meme. branes et hémorragie, par insertion basse du placenta. Nous verrons d’abord les statistiques qui ont été pue
bliées sur cette question.
Nous les confronterons ensuite avec celles ei nous
avons établies à la Maternité de Nancy.
Puis, nous éclairant de faits analogues qui ont té. ; observés en physiologie : le rythme vital, et en patho- F4
logie : l'heure de certaines crises, l’heure de la mort, nous essaierons de trouver une explication à la varia-
tion périodique de la fréquence horaire des phéno- si
mènes obstétricaux. Pac ,
en.