SCENE VIII
AMÉDINE, à Nisida.
Il est soudé à ta traîne... il a ses gros yeux toujours braqués sur toi.
BOISFERRÉ, à part.
Un amant ! j’en étais sur I
U disparaît.
JOSEPH, qui a fait des signas à Nisida, s'approchant, et bas.
Madame ! prenez une glace, il le faut !
NISIDA, étonnée.
Comment ?
JOSEPH, bas.
Mangez-la, sans avoir l’air !...*
Nisida prend machinalement une glace.
JOSEPH, bas.
M. le vicomte est ici.
NISIDA
JOSEPH, bas. *
Il est venu pour espionner madame... Il a vu l’hiron- •delle...
NISIDA
Ab I fichtre ! (Elle remet la. glace sur Is plateau).
AMÉDINE
Tu lui diras que tu l’as louée.
NISIDA
Ah ! ouiche !... il ne me croira pas... Il est si méfiant, ce bonhomme-là!... oh! une idée!.;. Tiens 1 ... mets-la!...
Elle l’dte et la lui donne.
AMÉDINE
Comment?
NISIDA
L'hirondelle est à toi... tu me l’avais prêtée pour un instant..,
AMÉDINE
Et tu me la rends!... ç’est ça! volontiers !... (Elle »» mettre l'hirondelle devant une gla.c à gauche.) Ça HC gâte pas la physionomie, ces accessoires-là !... /
JOSEPH, à part.
Une! deux!... passez, muscade !...
Il sort par le fond, à gauche.